Critique Perfect sense

Sortie : 28 mars 2012

Autant il était difficile de passer à côté du film Les poings contre les murs, le dernier long métrage de David Mackenzie, autant je n’ai jamais entendu parler de son film de 2012, Perfect Sense. J’ai juste réalisé son existence il y a quelques mois en m’intéressant à la filmographie d’Eva Green (et oui, encore elle !) et c’est un article sur un blog qui m’a finalement poussé à sauter le pas : les films, c’est comme les livres, il y a toujours trop à voir/à lire en même temps et certains passent à la trappe pendant trop longtemps !

L’histoire : Susan est épidémiologiste. Michael est cuisinier. Ils vont se rencontrer et tomber amoureux dans un contexte bien particulier : le monde est contaminé par une maladie qui détruit les sens les uns après les autres. Privée de son odorat, de son goût,…l’humanité plonge dans le chaos.

Perfect sense est un film qui a un mérite : être original. Ce n’est pas un film catastrophe tel que l’on pourrait l’imaginer car le thème est traité avec une subtilité presque feutrée. Sans grand spectacle. C’est un drame collectif mais également le drame intime d’un couple qui commençait tout juste à se connaître.

S’ils évoluent dans un monde en panique, les deux amoureux tissent une relation tendre, romantique et poétique qui leur permet de prendre quelques brefs instants de recul face à la tragédie qui les frappe. Forcément, le couple central, formé par Eva Green et Ewan McGregor m’a semblé très crédible (alors qu’à la base, je ne l’aurai pas juré). Susan est un joli personnage pour Eva Green et pour une fois, elle n’est pas cachée derrière des costumes. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu dans un rôle plus « simple », le rôle d’une femme d’aujourd’hui.

Quant à la perte des différents sens, elle est traduite de manière très simple à l’écran ce qui nous permet de comprendre instinctivement les émotions par lesquelles passent les humains. Imaginez vous perdre l’odorat, le goût puis ne plus rien entendre ? C’est un peu comme si une force extérieure poussait les humains à se déconnecter les uns des autres.

J’ai moins aimé la présence de la voix off qui raconte l’histoire. Généralement, je n’aime pas ce genre de procédés qui rend les films plus artificiels. Là, peut être que cette voix se justifie. Je n’en sais trop rien. Je sais juste que j’aurais préféré qu’elle soit absente. Heureusement, elle n’intervient pas trop souvent.

Voilà, Perfect sense n’est pas forcément un coup de cœur pour moi, ni une révélation mais je conçois qu’il puisse bouleverser (la dernière scène est d’ailleurs très poignante). A mes yeux, il manque quand même un peu de rythme. J’ai souvent trouvé que l’intrigue flottait un peu entre différents genres sans vraiment s’attaquer à aucun. Un joli film malgré tout.

2 comments

  1. Zofia says:

    Et niveau médiatique, il est totalement passé inaperçu malgré le casting. J’ai adoré la scène avec le savon dans la baignoire et la scène de fringale où tout le monde bouffe tout et n’importe quoi était très flippante !
    Zofia Articles récents…Vu, Lu, EntenduMy Profile

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