Critique Pandora, Anne Rice

9782266260442-frAprès être tombée amoureuse de Louis puis de Lestat, j’ai décidé d’aller jeter un coup d’œil du côté de Pandora, un personnage rapidement évoqué dans Lestat le vampire. Dans le second tome, Lestat papote en effet avec Marius, un vampire très ancien. Pandora, elle aussi, est une vampire très ancienne et pour cause ! Elle a été transformée il y a 2000 ans. Rien que ça.

Bon, ok, Pandora fait partie des Nouveaux contes des vampires et sachant que je n’ai même pas encore lu La Reine des damnés, c’était peut-être un peu ambitieux, voire tout simplement débile, de passer à ce tome là. J’y ai notamment fait la rencontre de David, un personnage qui ne voulait rien dire pour moi étant donné qu’on avait pas été présenté auparavant… Mais bon, je ne pense pas que ce soit bien grave puisque l’intérêt du roman était ailleurs !

L’histoire est la suivante : Pandora est née quelques années avant la naissance du Christ, dans une grande famille romaine. La vie est belle à Rome, ou presque, jusqu’au jour où l’intégralité de sa famille se fait massacrer. Pandora a juste le temps de prendre la mer direction Antioche où elle doit se cacher. Ai-je besoin de préciser qu’un terrible destin l’attend là bas ?

Passé l’introduction, on plonge directement dans la vie de Pandora et là, c’est une merveille pour les yeux (oui, parce que la plume d’Anne Rice est si limpide et si descriptive qu’on s’imagine parfaitement les lieux, les gens). J’ai VRAIMENT adoré plonger au cœur de la société romaine, de ses rites, de ses règles. Née privilégiée (c’est à dire RICHE), Pandora a l’avantage de pouvoir vivre comme elle l’entend et souligne la liberté des femmes de cette époque, la culture omniprésente mais met également le doigt sur les intrigues politiques qui gangrènent le tout. C’était passionnant. Un vrai cours d’histoire !

Malgré ces points positifs, Pandora m’a quand même désagréablement surprise et ce, pour plusieurs raisons :

  • L’introduction, qui ne sert finalement pas à nous dire grand chose, si ce n’est à justifier le récit de Pandora, dure 45 pages. 45 pages durant lesquelles Pandora, assise dans un café, le stylo à la main, explique pourquoi elle ne veut pas écrire son histoire puis, pourquoi elle décide de l’écrire, finalement.
  • Ensuite ? Et bien… n’espérez pas connaître la vie de Pandora en tant que vampire. Pour ça, il faudra attendre le tout dernier tiers du livre, et encore ! Pandora nous raconte sa vie de romaine en fuite, sa vie à Antioche, son attrait pour le culte d’Isis, ses rêves prémonitoires et étranges,… tout ça tout ça. J’ai été déconcertée car moi, j’étais venue chercher du vampire. J’aurais aimé que la transformation se réalise plus tôt et que le récit soit plus équilibré entre vie humaine et vie de vampire.
  • Sauf erreur de ma part, les vampires féminins ne sont pas si nombreux chez Anne Rice et j’ai malheureusement eu l’impression que le personnage de Pandora était strictement indissociable de celui de Marius, comme si elle avait du mal à exister seule. Anne Rice a beau mettre en avant l’intelligence et l’érudition de son personnage, je n’ai pas été impressionnée par Pandora pour autant alors que j’espérais être séduite par un personnage féminin sans peur et sans reproche.

Bref, tout ça pour dire que j’ai été séduite par le voyage temporel mais déçue par le déroulement des évènements. En toute honnêteté, Pandora ne me laissera pas un souvenir inoubliable… Je reste néanmoins satisfaite d’avoir découvert un autre roman d’Anne Rice et réserve La reine des damnés pour mes lectures d’été !

5 comments

    • Audrey says:

      C’est sûr qu’il aurait été dommage de rester sur un livre mitigé… mais la série des Chroniques des vampires est de toute manière tellement longue que je me lasserai sans doute avant ! 😉

    • Audrey says:

      Tu n’as pas aimé le style de l’auteur ?
      Je peux comprendre… elle est notamment un peu trop accro aux longues descriptions ! ^^

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