Critique Oh my god (Hysteria)

Sortie : 14/12/2011

Note : 3.5/5

Nous sommes en plein dans l’Angleterre Victorienne, au cœur du XIXe siècle. Mortimer Granville est jeune, séduisant et médecin. Enfin il essaye car plein d’idées très modernes sur la médecine, il se fait jeter d’un peu partout car ses principes ne sont pas vraiment considérés par les médecins de l’époque. Il attérit finalement chez Dr. Dalrymple, un spécialiste de l’hystérie féminine. Pour calmer les femmes qui viennent dans son cabinet, le docteur Dalrymple a trouvé un traitement plutôt imparable : il les masturbe. Mortimer va se révéler assez doué pour ça…c’est le début d’une nouvelle carrière !

Oh my god m’a attirée pour son thème, plutôt original mais également pour la présence de Maggie Gyllenhaal, une actrice que j’apprécie particulièrement. Pour le reste, ce film parle principalement de la condition des femmes de cette époque, voilà pourquoi je n’aime pas le synopsis qui circule sur le net et qui fait croire que ce film est 100 % axé sur l’invention du premier vibromasseur. C’est à moitié vrai, à moitié faux.

À cette époque, les hommes qui étaient au pouvoir et au sommet de toutes les catégories de métier, avaient décrété que les femmes anxieuses, revendicatrices, mélancoliques et j’en passe étaient toutes atteintes d’hystérie, cette maladie de l’utérus qui leur faisait perdre la tête. Pour les soigner, on en venait même à les mutiler et à leur enlever cette partie de l’anatomie féminine qui posait problème.

Le Dr. Dalrymple ne considère pas qu’il donne du plaisir aux femmes et ne parle à aucun moment de masturbation car il ne fait qu’effleurer l’extérieur du sexe féminin. Une femme, de toute manière, ne peut prendre du plaisir qu’avec la pénétration. On découvre ces pratiques en même temps que le docteur Mortimer, qui les adoptent sans trop se demander ce qu’il fabrique… Cela donne évidemment vie à des scènes TRES drôles et complètement surréalistes ! L’invention du premier vibromasseur sera dans cette veine : plus cocasse que vraiment sensuel, cela fait sourire.

En parallèle, Mortimer rencontre les deux filles du docteur qui l’emploie, la plus jeune : douce, docile, femme parfaite et la plus âgée, plus libérée, indépendante et…résolument féministe. D’abord attiré par la première, il semble un peu fasciné par la seconde…

En somme, Oh my god est un film d’époque assez piquant, avec des dialogues absolument savoureux, des personnages attachants et un casting impeccable. Un peu de romance par ci, un peu d’humour par là et le tour est joué. J’ai passé un très bon moment.

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