Critique La Nuit du renard, Mary Higgins Clark

9782210754027

Résumé

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

Mon avis

Je n’ai lu qu’un seul Mary Higgins Clark dans ma vie mais à écouter (ou plutôt, à lire) les lecteurs, j’avais l’impression que La nuit du renard était chef d’œuvre de l’auteur (et accessoirement, son premier roman). Un truc à lire absolument. Je m’y suis donc engouffrée avec enthousiasme, presque certaine de découvrir…. un classique du genre ! Et oui, rien que ça !

Or, j’ai été cruellement déçue. Malgré sa faible épaisseur, j’ai eu un mal fou à en venir à bout et je déteste ça (vous savez, se forcer pour finir un roman parce qu’on est déjà allé trop loin pour l’arrêter… c’est quand même terrible comme sentiment !).

A mon humble avis, ce roman n’a pas eu la même aura au moment de sa sortie, soit à la fin des années 70. Il faut quand même remettre les choses dans leur contexte et dans le cas présent, dans le nid de poussière dont on vient de les extraire… Parce que oui, loin d’être un grand classique du genre, loin d’être hyper prenant, loin d’être délicieux à dévorer, La nuit du renard m’a paru ennuyeux et franchement poussiéreux.

Un scénario pareil, aujourd’hui c’est vraiment du vu et du revu et il ne m’a pas fallu bien longtemps pour comprendre ce que cette fin prévisible allait m’offrir… Quant aux personnages ils m’ont paru assez peu consistants. Je n’y ai pas trouvé beaucoup de nuances…Mais bon, mon a priori à leur sujet vient aussi du fait que j’ai eu du mal à les apprécier, tous autant qu’ils sont. Gentils comme méchants ! Je suis restée complètement étrangère à leurs émotions. La faute à un style littéraire… dépassé ? Ou peut être juste parce que je n’apprécie pas trop la patte de Mary Higgins Clark, voilà tout.

Oh et puis j’ai eu beaucoup de mal avec l’un des procédés de l’auteur qui consiste à intégrer de longs passages narratifs au sujet de personnages qui ne sont concernés que de très loin par l’intrigue centrale. En gros, on suit les faits et gestes de voisins, par exemple, ce qui noie pas mal l’intensité de l’intrigue. On tourne souvent en rond et c’est regrettable dans un tel roman. Ce sont ces digressions qui m’ont presque poussée à arrêter ma lecture laborieuse.

111930292_oSeul intérêt réel du roman, peut-être tout ce qui tourne autour du débat sur la peine de mort, un sujet qui reste assez universel et intemporel.

7 comments

    • Audrey says:

      Aller c’est noté, quand j’éprouverai l’envie d’en lire un autre, et je sais que ça viendra à un moment ou à un autre, j’essayerai Un cri dans la nuit et je t’en dirais des nouvelles ! 😀

    • Audrey says:

      J’étais comme toi avant mais maintenant… quand le livre est trop long je ne prends pas la peine de le terminer ! Là, bon, il était court donc j’ai fait l’effort quand même ! 😀

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