Critique Nos chemins de travers, Georgia Caldera

De quoi ça parle ?

« Je m’étais juré que, s’il ne devait y en avoir qu’une parmi toutes les autres, ce serait elle. Et cependant, ce jour-là… »

Depuis des années, Louis et Emma se côtoient sans vraiment se connaître. Au lycée, au centre équestre, et même à la fac, il est ce garçon populaire, star des concours et de sa promo, pour qui toutes les filles craquent en dépit de son arrogance. Timide et réservée, Emma, elle, n’a qu’un objectif : passer inaperçue. Leurs rapports se résument donc à une ignorance cordiale jusqu’au jour où Louis décide d’humilier publiquement la jeune femme.

Mais un tragique accident d’équitation va remettre les compteurs à zéro. Après avoir mordu la poussière, Louis se heurte à une solitude cruelle et inattendue, qui lui montre la réalité sous un tout autre jour.

Emma sera-telle prête, elle aussi, à reconsidérer son jugement pour l’aider à se relever ?

Mon avis

Je n’ai pas eu ce qu’on pourrait appeler une panne de lecture. Non. Mais pendant 15 jours, je n’ai pas lu une ligne ce qui ne me ressemble absolument pas, vous le savez. En deux mots : je manque beaucoup de temps depuis début juillet et j’ai enchainé quelques tentatives de lecture décevantes, ce qui m’a poussé à délaisser les livres pendant quelques temps.

Puis j’ai acheté Nos chemins de travers sur un coup de tête. Il est sorti début juin et j’avais été attirée par le trailer mais également par les très belles illustrations de l’auteure.

Je connais déjà Georgia Caldera pour avoir lu Victorian Fantasy l’été dernier puis, plus récemment, De velours et d’acier, le tome 2. Avec Nos chemins de travers (un second tome est prévu là aussi), l’auteure explore cette fois le genre de la romance new adult et c’est très très plaisant à lire. En réalité, c’est exactement ce que j’avais envie de lire en ce moment : une histoire contemporaine, pour changer, ancrée dans notre époque avec des personnages charismatiques, une histoire d’amour compliquée et pas mal de tensions.

Une des fameuses illustrations auxquelles je fais allusion un peu plus haut.

Alors je vous vois arriver d’ici. Oui, c’est vrai. L’histoire du beau-gosse-sexy-mais-enfoiré-de-service VS la jeune colombe innocente, c’est déjà vu et rererererevu. Mais bon, de par mes lectures habituelles, je ne croule pas sous les références du genre. Et dans tous les cas, ces similitudes seraient vite balayées par ce qu’est véritablement le roman. Derrière les apparences et les quelques mots d’un résumé forcément réducteur. En somme, si le contexte de base peut vaguement vous rappeler d’autres choses, le déroulement de l’intrigue, les personnages, leurs histoires, les enjeux et le décor de cette romance n’appartiennent qu’à Nos chemins de travers.

Et j’ai immédiatement accroché. Parce que j’ai immédiatement accroché avec Louis, malgré son côté connard, parce qu’on comprend vite qu’il est bien plus que l’image parfaite et glaciale qu’il souhaite renvoyer. Parce que j’ai été extrêmement touchée par le personnage d’Emma, par sa douceur, sa gentillesse, son innocence aussi, ses complexes. Parce que j’ai aimé la manière dont évolue leur relation.

Et parce que j’aime la plume de Georgia Caldera, tout simplement. Elle m’a déjà conquise car je la trouve très sensible, très délicate et particulièrement intense. L’auteure transcrit vraiment bien les émotions de ses personnages et nous permet vraiment d’épouser leurs consciences et de nous immerger dans leurs sentiments. J’en avais déjà parlé dans d’autres articles concernant ses romans, avouant qu’en règle générale, je saute les scènes de sexe dans les romans [soit je trouve ça gênant, soit je trouve ça vulgaire et parfois, je trouve même ça drôle, ce qui n’est pas vraiment le but je crois ^^] … sauf celles de Georgia Caldera. Peut-être parce qu’elles ont quelque chose de romantique qui me parle plus, détaillées sans être explicites et surtout, pas pleines de ces métaphores douteuses qui me font lever les yeux au ciel.

En bref,

Nos chemins de travers est évidemment à conseiller aux lectrices de romances ou à celles qui recherchent un roman très BIEN ÉCRIT (j’insiste lourdement sur ce point car il est très important) qui les emmène sur d’autres territoires littéraires. Pour ma part, le voyage a été réussi de A à Z, j’ai aimé suivre les parcours de ces personnages malmenés par la vie. Jamais mièvre ou sordide, la plume de l’auteure est le gros point fort d’un roman dont j’ai hâte de lire la suite !

10 comments

    • Audrey says:

      Oh merci ^^
      Et merci d’être passée ici malgré mon relatif silence. ça me rassure de voir que je suis quand même lue en disparaissant un peu de la toile ! 🙂
      Victorian Fantasy est très sympa mais j’ai presque préféré le tome 2 ! 🙂

    • Audrey says:

      Oh franchement j’aurais jamais cru qu’il te tente ! 🙂
      C’est du poche-grand format. Je sais pas si tu en as déjà acheté mais j’en ai quelques uns. C’est entre le poche et le le grand format. Le prix est également intermédiaire, le livre m’ayant coûté 10,90 euros.

      • zofia says:

        J’avoue j’ai été étonnée moi même 😉
        Poche grand format non je crois pas en avoir déjà acheté…en fait je l’ai repéré car je pense peut-être m’inscrire à un challenge pour sortir de nos genres habituels et celui-là pourrait correspondre !
        zofia Articles récents…Paris, émotionsMy Profile

  1. bea285/ L'ancre littéraire says:

    Je passe souvent devant en librairie. Je le prends, je le repose, puis je le reprends et je le re-repose. Je suis en pleins périodes de lecture New-Adullt! Et je serais curieuse d’en parler avec toi autour des scènes sexuelles. Non parce que le genre New-Adult et érotique sont souvent de connivance. Et que même si certaines de mes lectures sont top, les scènes sexuelles me font levée les yeux au ciel!
    bea285/ L’ancre littéraire Articles récents…Nous, Les déviants de C.J SkuseMy Profile

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