Critique Northanger abbey

Note : 4/5

Le résumé : Catherine Morland est jeune et naïve. A 17 ans, elle va suivre pour quelques semaines les Allen, ses voisins, pour se rendre à Bath (ville thermale) et fréquenter la bonne société, les bals, les théâtres et toutes les attractions qu’abrite ce genre de ville. Elle y fera très vite la connaissance d’Isabelle Thorpe, une jeune fille vaniteuse qui se prend immédiatement d’affection pour elle alors que John, le frère de cette dernière, tente de séduire Catherine afin de l’épouser. Heureusement, elle croisera également la route d’Henri et d’Eleanor Tilney, un frère et une sœur qui joueront, à coup sûr, un grand rôle dans la vie de cette jeune héroïne.

Ce que j’ai aimé : J’ai coutume de dire que j’adore Jane Austen. J’ai vu toutes (enfin beaucoup) les adaptations cinématographiques (notamment celles de la BBC) mais finalement, je n’avais pas lu autre chose que les plus connus, autrement dit Raison et sentiments et Orgueil et préjugés. J’ai décidé de rectifier cela et j’ai acheté coup sur coup Northanger abbey, que je viens de finir et Persuasion, que je pense commencer bientôt.

Northanger abbey est un livre idéal pour qui aime ce genre de littérature. On y retrouve des thèmes sans doute chers à l’auteur et un panel de personnages et de situations qui nous rappellent forcément d’autres ouvrages de Jane car il est toujours un peu question d’amour naissant, de complications puis de mariages heureux (avec une touche de féminisme par ci par là). Northanger abbey est pourtant très différent des autres romans : beaucoup plus caustique, ironique. L’auteur met sans cesse à distance son héroïne qu’elle semble trouver si cliché, pour se moquer gentiment d’elle et de ses actions.

Northanger abbey se veut également être une parodie des romans gothiques qui faisaient fureur à l’époque et où il était toujours question de châteaux hantés, de mystères terribles et de meurtres horribles et évidemment, jamais élucidés. Catherine use et abuse de ce genres de lectures ce qui la rend, de temps à autre, légèrement parano (notamment lorsqu’elle séjourne chez les Tilney qui n’habitent rien d’autre qu’une vieille abbaye… frissons garantis ! (ou pas !).

Je soulignerai qu’en plus du second degré et de la gentille ironie de l’auteur, Northanger abbey a l’avantage de nous proposer une histoire nette et précise : on va droit au but. Pas d’histoires parallèles ou de digressions, il n’est question que d’un seul et unique personnage : Catherine.

Ce que je n’ai pas aimé : Le fait que l’auteur soit omniprésente dans le roman m’a un peu déstabilisée aux premiers abords. J’ai également eu du mal à me moquer de Catherine en même temps qu’elle, du moins dans les premières pages. C’est seulement au milieu du roman que j’ai appris à apprécier le recul et l’humour de Janes Austen qui apportent toute son originalité au roman.

En bref : Publié après la mort de l’auteur mais écrit près de vingt années plus tôt, Northanger abbey n’est pas un roman connu du grand public comme peut l’être Orgueil et préjugés dont on doit se farcir une nouvelle adaptation tous les deux ans (ok, j’exagère un peu). Beaucoup plus profond  qu’on ne pourrait le penser aux premiers abords, Northanger abbey est franchement loin d’être insignifiant puisqu’il esquisse, au passage, un portrait bien peu flatteur de la société anglaise d’alors où la plupart des rapports humains sont fondés sur l’apparence et sur l’argent.

7 comments

  1. petiteconne says:

    Les Jane Austen sont vraiment des classiques. Ce sont souvent des histoires d’amour donc je ne sais pas si tu accrocheras… Souvent, ses romans sont classés dans la catégorie romantique-fleur bleue mais je les trouve résolument modernes et franchement intéressants… A tester, au moins pour connaitre!

  2. zofia says:

    Et bien autant les comédies romantiques j’ai beaucoup de mal, autant des romans d’amour, ça passe beaucoup mieux (bon à part les trucs vraiment kitchounet où rien que la couverture te pique les yeux ^^). Et je n’aime pas ne pas avoir lu au moins un roman de chaque auteur classique (j’en suis certes très loin mais l’idée me motive ^^)

  3. petiteconne says:

    Crois moi, en Lettres Modernes, j’avais une matière « histoire littéraire » qui nous forçait à lire 15 classiques par semestre en plus des 7-8 que l’on avait dans les autres matières… J’en ai bouffé à toutes les sauces. J’en ai acheté 1/3, le reste je le trouvais en bibliothèque mais la morale de l’histoire c’est que tous les classiques ne sont pas bons à lire… ^^

  4. Alice says:

    C’est vrai que l’omniprésence de l’auteur est un peu déstabilisante mais je pense que cela va vraiment bien avec l’idée de la parodie!!
    J’espère que tu aimeras Persuasion, c’est mon préféré!

    • petiteconne says:

      J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début mais j’en suis à la moitié et j’aime bien pour le moment!
      Merci pour ton commentaire. Je suis passée voir ton blog, je n’ai eu le temps que de survoler mais j’y reviendrai! ^^

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