Critique Night call

Sortie : 26 novembre 2014

 

Presque une semaine que j’ai vu Nightcall et je n’ai pas encore eu le temps d’en faire la critique sur ce blog.

L’histoire : Toutes les nuits, Lou Bloom parcourt les rues de Los Angeles à la recherche de l’image choc. L’image qu’il vendra au meilleur prix aux chaînes TV locales.

Ce que je retiendrai de Night call, c’est surtout la magnifique performance de Jake Gyllenhaal. Je savais déjà qu’il était très bon acteur, mais là il a encore prouvé à quel point il peut se couler dans la peau de toutes sortes de personnages ! Dès le départ, le personnage de Lou Bloom m’a fascinée. Hyper intelligent, studieux, terrifiant. Et sans valeurs. L’acteur a perdu plus de 10 kilos pour l’incarner et il traine une carcasse décharnée tout au long du film. Un air légèrement maladif. C’est d’ailleurs un vrai charognard car comme Lou dit plus ou moins en ces mots : si vous le croisez un jour, c’est que vous êtes en train de vivre la pire journée de votre vie !

A part ça, Night call est un film extrêmement cynique, vous l’aurez peut-être compris. C’est sombre. Sans compromis. Il parle de ce genre de télévision que je déteste, sensationnelle, sans dignité, qui se sert du malheur des uns pour faire grimper l’audimat. Plus y a de sang, mieux ça vaut. Plus les images sont flippantes et oppressantes, mieux c’est.

Le tout est ponctué par quelques scènes d’action et de courses poursuites en pleine ville car il faut toujours aller plus vite. Moi qui aime les films qui se passent de nuit, j’ai apprécié les virées du personnage principal et son évolution. Ceux qui ont vu le film savent d’ailleurs que les dernières 20 minutes sont particulièrement prenantes. Comme si Lou avait finalement dépassé les bornes des limites.

Bizarrement, je suis allée voir Night call sans m’attendre à grand-chose et le film m’a surprise sur certains points, comblée sur d’autres. Personnellement, je dirais quand même qu’il est un poil trop long. Y a un moment (vers le milieu) où j’ai un peu décroché. On voit Lou filmer les accidents, aller toujours plus loin dans la surenchère, dépasser les limites, ramener ses images à sa chaîne de prédilection mais les scènes m’ont finalement parues de plus en plus répétitives. Donc à la longue, un peu lassantes.

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