Critique Ni d’Ève ni d’Adam, de Amélie Nothomb

Après avoir vu Tokyo Fiancée, j’ai décidé de relire Ni d’Eve ni d’Adam. J’en avais besoin pour savoir si l’adaptation était bonne ou non. En deux heures de lecture, c’était fait ! Voilà bien une auteure qui convient aux lecteurs pressés : chez Amélie, les histoires sont toujours courtes et c’est écrit gros !

L’histoire (si vous ne la connaissez pas encore) : née au Japon de parents belges, Amélie a quitté le Japon à l’âge de 5 ans. Elle a la petite vingtaine quand elle revient à Tokyo. Si elle prend des cours de japonais de son côté, elle donne des cours de français de l’autre. Elle a alors un seul élève : le sympathique (et riche) Rinri, d’un an son cadet. Il adore la France. Elle adore le Japon. Ils étaient faits pour se rencontrer !

Pour ceux qui connaissent Stupeur et tremblements, sachez que cette histoire se situe à peu près un an avant qu’Amélie rentre dans la fameuse entreprise.

Contrairement au film qui m’a semblé avoir quelques longueurs embêtantes, le livre coule tout seul. Comprendre : ça se lit avec plaisir et fluidité et ce, de la première à la dernière page. C’est comme ça dans les bouquins de Nothomb : l’humour et l’art de la formule sont mis à l’honneur et te feraient passer les pilules les plus amères (ce qui n’est pas le cas ici car l’histoire est douce et fraîche et insouciante comme un chamallow).

Difficile de ne pas adhérer à l’histoire de cette jeune femme plus ou moins perdue dans Tokyo qui va entamer une relation légère et insouciante avec un japonais pas vraiment contrariant. Rinri est tout sauf un japonais classique (et ce, sous bien des égards) et s’adapte plutôt bien à l’étrange européenne. Mais bon, comme vous le savez (ou non) cette histoire d’amour n’a rien qu’un long fleuve tranquille et mièvre. La fin en est amère et bizarre. Voilà sans doute pourquoi j’avais été un peu déçue par le livre, à l’époque.

Pas grand-chose à dire au sujet de Ni d’Eve ni d’Adam puisque finalement, il ne se passe pas grand-chose de palpitant. Amélie va à ses cours. Amélie traîne avec Rinri. Amélie essaie d’écrire. C’est loin d’être ennuyant mais niveau intrigue, c’est plutôt maigre. Cela dit, je reconnais que la récente adaptation est plutôt bonne (si ce n’est que la fin a été un peu modifiée). On y retrouve les scènes clefs, certaines phrases issues du roman, l’ambiance, la relation entre les deux protagonistes… Mais le livre nous donne évidemment plus d’infos sur la psychologie d’Amélie et de ce fait, nous aide à mieux la comprendre.

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