Critique Martha Marcy May Marlene

Sortie : 29/02/2012

Note : 8/10

Le résumé : Elle s’appelle Martha mais là-bas, elle était appelée Marcy May. A l’occasion, elle était aussi Marlene. Elle a vécu plusieurs mois avec eux et comme tout le monde, vouait un véritable culte à son gourou. Totalement envoutée, elle a quand même réussi à s’enfuir et a rejoint sa sœur aînée, Lucy, qu’elle n’avait pas vue depuis deux ans. Incapable de parler de cette secte ni de ce qu’elle a vécu pendant cette période, Martha se laisse aller entre bien-être et crises d’angoisse. Persuadée qu’elle est traquée par ses anciens camarades, elle plane entre illusion et réalité et a bien du mal à s’adapter à sa nouvelle vie.

Ce que j’ai aimé : Martha Marcy May Marlene est un film qui te prend dans ses filets dès la première seconde. Dès la première seconde, tu sais que tu ne vas pas voir un de ces films sans intérêt, aux titres et aux acteurs interchangeables. Totalement anxiogène, ce film nous raconte l’histoire de Martha, mettant en parallèle des scènes de sa vie quotidienne, avec sa sœur et son beau-frère, et des scènes de son ancienne vie, dans la secte où elle a vécu deux ans. Si ce principe, loin d’être original, fonctionne très bien, c’est grâce à la qualité de l’enchainement des deux périodes. Parfois, on se retrouve un peu comme Martha : on ne sait plus vraiment à quelle époque tout cela se situe. Puis on comprend et tout comme elle, on revient à la réalité.

Les émotions sont changeantes et les questions sont là mais le silence de Martha et les flash back la concernant nous permettront d’en savoir un peu plus.

Belle découverte que cette Elisabeth Olsen (qui joue Martha) qui n’est rien d’autre que la petite sœur des jumelles Olsen. Beaucoup plus talentueuse, beaucoup plus jolie et surtout mieux foutue que ses squelettes de sisters… on a vraiment du mal à croire que ces trois-là ont grandi dans le même utérus ! Elle a quelque chose de naturel et en même temps, nous séduit par un jeu qui n’a rien de superficiel ou de mignonnet : elle incarne parfaitement cette femme détruite, limite bipolaire, qui a du mal à se reconstruire après le flou artistique qu’a été sa vie pendant deux ans.

Ce que je n’ai pas aimé : Je n’ai rien contre les films avec une fin ouverte. Même si c’est frustrant, ça ne me dérange pas forcément de ne pas avoir toutes les réponses quand le clap de fin arrive. Néanmoins, dans Martha Marcy May Marlene, j’ai trouvé que le générique de fin arrive de manière très très abrupte. On nous laisse vraiment sur la touche et sur le moment, ça m’a énervée. Au lieu de me dire « ce film est super », j’ai juste pensé « ce film se fout de notre gueule ». Martha est-elle vraiment traquée ou est-elle complètement parano ? On ne le saura jamais (quelque part, cela donne quand même un certain attrait et une grande force au film, cette incompréhension finale). A part ça, même si je déplore un peu ce choix scénaristique un peu trop facile à mon goût (malgré tout), je n’ai pas grand-chose à dire de négatif sur le film.

En bref : Martha Marcy May Marlene est franchement un film à voir. Film d’ambiance et thriller à la fois, il est particulièrement lent mais cette lenteur sied parfaitement à l’histoire, qui se déroule tout doucement, nous livrant les indices et les informations les uns après les autres. Sans se presser.

3 comments

Laisser un commentaire

CommentLuv badge