Critique Marche ou crève, Stephen King

Je crois que j’ai Marche ou crève dans ma PAL depuis 2 ans et 1/2. Pauvre petit livre oublié !

Aussitôt ouvert, aussitôt dévoré !

9782253151395L’histoire

Publié en 1979, Marche ou crève est un roman d’anticipation dystopique que Stephen King a publié sous le pseudo de Richard Bachman.

Il raconte la Longue Marche à laquelle, comme chaque année, participent 100 jeunes hommes. Le but est de ne jamais s’arrêter. Cette marche aura en effet un gagnant et 99 perdants, ces derniers bénéficiant de l’élimination directe : s’ils ralentissent ou s’ils s’arrêtent, ils héritent d’un avertissement. Au bout de 3 avertissements, ils sont fusillés par le groupe de soldats qui les accompagnent durant toute la marche. On appelle ça « recevoir son ticket ».

L’événement est couvert par tous les médias et partout, la foule se presse pour acclamer les marcheurs. Ils sont là pour les voir et si possible, pour assister à une exécution en direct.

Ray Garraty, le protagoniste de l’histoire, a le numéro 47 et comme les 99 autres garçons, il veut arriver 1er et recevoir le Prix.

Mon avis

J’ai VRAIMENT beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé aussi dur que fascinant. Je connaissais à peu près le principe de l’histoire, ayant compris que c’était une longue marche, mais je ne m’étais pas penchée sur le pourquoi du comment et j’ignorais toute la tension qui allait être la mienne durant cette lecture. Stephen King a un talent certain, celui de nous dépeindre la marche d’une centaine de jeunes hommes sans jamais nous ennuyer. Pourtant, il y a seulement un groupe de gamins, pourrait-on dire, et la route. Pas de quoi, a priori, construire une histoire palpitante et pourtant…

Durant cette marche épuisante, organisée sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, j’ai été aux côtés de Ray et j’ai été fatiguée, j’ai eu peur, j’ai eu faim et j’ai discuté avec mes compagnons de route. Car si Ray est le protagoniste, il est bien entendu entouré de nombreux marcheurs. Amis, ennemis, vagues prénoms, simples numéros : ils représentent une galerie de personnages aussi vaste que mouvante.

L’ambiance, au début assez légère, devient de plus en plus sombre et macabre.Ray, au départ outré par tout ce qu’il voit, est de plus en plus fatigué et donc, de plus en plus indifférent à ce qui se passe autour de lui. Dans ce cadre, on retrouve des thèmes variés comme l’amitié, la solidarité mais également la folie et le temps car les secondes (en cas d’avertissement) comme les heures (pour savoir le temps passé sur la route) est constamment au cœur des conversations.

Room-Read-livres-hauteur-enfants_0_730_502On peut également considérer cette longue marche comme une métaphore de la guerre où des jeunes hommes, qui s’engagent pour des raisons diverses, sont envoyés à lamort sans aucune raison précise. Un beau gâchis.

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge perso « Je vide ma PAL »

                                                                                                                                                                1/88

6 comments

  1. K says:

    « Garraty ! Garraty ! Garraty ! »

    Un de mes premiers King. Je l’ai lu qu’une fois mais il m’a beaucoup marqué. Content qu’il t’ai plu 😉

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