Critique manga Erased, SANBE Kei (volume 1 à 5)

Créé en 2012, le manga Erased est actuellement composé de 5 volumes en France et 6 au Japon. La date de parution du 6ème volume n’est toujours pas annoncée pour la France et ça va être dur de l’attendre !

L’histoire commence en 2006. 

Satoru Fujinuma arrive doucement sur la trentaine et n’arrive pas à faire décoller sa carrière de mangaka. Du coup, il travaille aussi comme livreur de pizzas.  Ce jeune homme effacé n’a pas beaucoup d’amis mais il a malgré tout un don exceptionnel : à chaque fois qu’un accident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher le drame de se produire. Il appelle ça des « rediffusions ».

Ce don a tendance à lui porter préjudice et à le mettre dans des situations compliquées. Cette fois, il est envoyé direct à l’hôpital suite à un accident. Cette expérience traumatisante va lui permettre de se souvenir d’une épisode de son enfance qu’il semble avoir volontairement occulté… à moins qu’on ait tout fait pour lui faire oublier.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé Erased parce que déjà, j’aime les dessins très nets de l’auteur ainsi que son univers (les mangas que j’ai lu de lui mettaient tous en scène des enfants ou des jeunes adolescents et flirtaient dangereusement avec le genre aventuro-horrifique).

Dans Erased, l’auteur s’autorise des jeux constants entre le passé et le présent car grâce à son don, notre héros va quand même réussir à revenir en 1988, soit l’année du drame de son enfance. Il se souviendra alors que durant cette année scolaire, plusieurs camarades de classes ont disparu mystérieusement. Comment faire pour les sauver et vivre sans regrets ? Dans la peau d’un petit garçon, il va essayer de comprendre quand et comment les choses ont commencé à dégénérer et va essayer de réécrire le passé pour changer son avenir. Vous voyez le genre ?

Bien sûr, je n’ai pas encore fini le manga (et j’espère qu’il ne reste pas beaucoup de volumes, au risque de voir l’histoire s’essouffler) mais jusque là, il est plein de surprises, plein de rebondissements… et donc, extrêmement prenant. Plus on avance dans le scénario, plus on pense avoir d’informations…et plus on se pose de questions sur le pourquoi du comment.

Erased mêle habillement le genre fantastique, le polar et la chronique enfantine d’un quotidien d’enfants de primaire. Ce récit à tiroirs est souvent stressant, bien raconté et tient vraiment ses promesses sur les 5 premiers volumes. Je vous conseille donc de vous y plonger !

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