Critique manga : Aishite Knight de Kaoru Tada

Grande fan de Lucile, amour et rock n’roll, j’ai découvert il y a quelques mois qu’à la base, ce dessin animé des années 80 était un vrai manga papier. Logique, quand on y pense ! Je me suis donc plongée quasi religieusement dans les 4 tomes d’Aishite Knight. Ce fut un immense bonheur pour moi de retrouver tous ces personnages adorés. Le second tome a été le plus difficile à trouver et accessoirement, il fut le plus cher (bizarrement, il est plus rare que les trois autres mais je n’ai jamais compris pourquoi). Certains ont été achetés neufs, d’autres d’occasion. Cela a été un peu compliqué mais j’ai fini par les réunir grâce au dieu internet.

Chaque volume est assez dodu et les couvertures, très colorées, ont un petit détail qui tue : elles sont pleines de paillettes ! *trooooop joli !!!* Concernant les dessins, j’avais lu des critiques assez négatives, disant que ce style un trop ancien était terriblement rébarbatif… Je ne suis pas d’accord ! En grande fan de Lady Oscar, un manga loin d’être jeunot lui aussi, je suis habituée à ce trait de crayon un peu désuet et je lui trouve même un certain charme !

Côté histoire, on est évidemment très proche de celle du dessin animé. Sauf que l’histoire est 100% japonaise et pas mise à la sauce française. Ainsi, Lucile s’appelle Yaeko, Matthias s’appelle Go, Benjamin devient Hashizō…et ainsi de suite. Quant au père de Lucile, il ne fait pas crêpes ou des omelettes mais bien des okonomiyaki (spécialités d’Osaka et de sa région). Le groupe ne part pas faire une tournée aux Etats-Unis, mais part tenter sa chance à Tokyo. Notons également que certains personnages, pourtant importants, n’ont pas été repris dans le dessin animé. L’histoire est forcément plus riche en évènements, plus « profonde », plus complexe que la version destinée aux jeunes enfants. Yaeko est d’ailleurs une fille plus complexe qu’à première vue et son histoire d’amour avec Go, loin d’être gagnée d’avance. Néanmoins, j’ai trouvé que la version télé avait quand même bien respecté l’essence même de l’histoire.

J’ai également été assez surprise par l’humour et le côté moins politiquement correct de cette version papier. Par exemple, l’auteur s’amuse visiblement avec le côté androgyne de ses deux personnages principaux masculins. Dans les premiers chapitres, Yaeko et son père sont d’ailleurs persuadés qu’ils sont gay et qu’ils travaillent dans un bar gay.

Bref, j’ai adoré lire ces 4 volumes et rien que d’en parler, ça me donne envie de les relire !!

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