Critique Magic in the moonlight

Sortie : 22 octobre 2014

Stanley Crawford est un magicien renommé qui officie sous le nom mystérieux de Wei Ling Soo. Derrière les traits de ce prestidigitateur chinois se cache donc un anglais un brin arrogant, légèrement râleur et par-dessus tout, chasseur de faux médiums. Appelé par son ami (un autre magicien), Howard Burkan, Stanley débarque sur la Côte d’Azur, dans la famille Catledge. Sur place, la jeune et jolie Sophie Baker y officie et a séduit toutes les familles riches de la région grâce à ses dons de divination. Loin de se laisser prendre au jeu, Stanley n’a qu’un seul but : démasquer la jeune médium et lui faire avouer ses mensonges.

Je vous passerai mon blabla habituel (je ne loupe pas un seul Woody Allen blablabla, c’est le rendez vous annuel blablabla). Non. Concentrons-nous sur le Allen de 2014 et soyons brefs et précis : si je devais donner mon avis, je dirais que l’ai trouvé absolument sympathique bien que je ne le considère pas tout à fait comme l’un des meilleurs films du réalisateur américain. J’avais été bien plus emballée par Blue Jasmine par exemple.

Il faut quand même souligner la beauté esthétique de Magic in the Moonlight. Beaux décors, lumière estivale, costumes et reconstitution des années 20 plus que jamais réussie. C’est beau. On plonge dans le passé, dans un autre mode de vie, dans une autre société. J’adore, ça correspond tout à fait à ce que j’aime voir au cinéma.

Ce nouveau long métrage est également très très bien écrit, comme toujours. J’ai vu le film en VO et j’ai, là encore, apprécié l’humour si caractéristique des dialogues « alleniens ». Je ne parle même pas des deux acteurs principaux, Colin Firth et Emma Stone qui sont tous les deux excellents, seuls ou dans leurs scènes communes. Leur couple est finalement assez crédible.

Magic in the moonlight est un film adorable, solaire, poétique, romanesque, bien joué et tout ce que vous voulez. J’ai été amusée par cette histoire mais paradoxalement, je n’ai pas ressenti beaucoup de choses, pas beaucoup d’émotions durant le visionnage. Toutes ces divagations au sujet de la magie, du rationnel, de l’art du mensonge et de la supercherie qui peuvent rendre la vie plus belle (et cette réflexion sur l’amour qui serait la seule part de magie et d’irrationnel qu’il nous reste dans la vie)… ça ne me parle pas, c’est comme ça.

Je garderai malgré tout un excellent souvenir de cette séance et je pense revoir le film dans quelques mois, à tête reposée car j’étais extrêmement fatiguée durant la séance.

2 comments

  1. auroreinparis says:

    Exactement, belle lumière, jolis personnages mais alors niveau émotion, on repassera. Il nous avait secoué avec Blue Jasmine, là il ne nous effleure qu’à peine ! Je ne l’ai pas tellement aimé ce Woody …

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