Critique Mad love in New York, de Ben Safdie et Josh Safdie

Sorti le 3 février 2016, Mad love in New York fait partie de ces petits films indépendants qui sont très peu distribués sur le territoire. Heureusement, mon ciné attiré a l’habitude de nous proposer une programmation très éclectique.

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C’est en se baladant dans un quartier de Manhattan que les deux frères Safdie tombent sur Arielle Holmes, une jeune SDF toxicomane. Elle a alors 19 ans. Ils la voient toutes les semaines, elle leur raconte son histoire.Puis disparait de la circulation. Ils apprendront plus tard qu’elle a été hospitalisée pour une tentative de suicide. Ils la retrouvent finalement et la poussent à écrire un livre sur sa vie.

Ce livre, Mad love in New York city, ils l’adapteront ensuite en scénario puis en film.

Ce long métrage raconte donc l’histoire d’Hayley qui sera interprétée par Arielle Holmes elle-même. La jeune femme passe sa vie à trainer dans les rues de New York. Elle fait la manche pour obtenir l’argent qui lui permettra de s’acheter ses doses d’héroïne, une addiction qu’elle partage avec son pote et dealer, Mike, et son amoureux Ilya. Ce dernier exerce une attraction malsaine sur Hayley. Il l’attire, la repousse sans cesse et elle, désespérée, est prête à tout pour lui. Même à s’ouvrir les veines.

848267-mad-love-in-new-york-03jpgMad love in New York est interprété par des acteurs non professionnels (à l’exception de Caleb Landry Jones qui incarne Ilya) et il a quelque chose de carrément… brut. En ce sens, on pourrait presque dire que le film des Safdie a quelque chose qui le rapproche du documentaire. On suit une poignée de drogués dans les rues de New York. On suit leur quotidien, leurs magouilles pour trouver de l’argent, leurs amours, leurs amitiés et leurs moments de décrochage (merci Mme Héroïne !).

Un tel sujet, s’il avait été traité autrement, aurait pu être carrément glauque. Attention, je ne dis pas que Mad love in New York est un film drôle. Non, loin de là. Mais cette communauté marginalisée, pourtant filmée avec lucidité, n’est jamais mise en lumière de manière cruelle. Pas de misérabilisme. Pas de jugement non plus. Les frères réalisateurs ont également choisis de ne pas emprunter la voie du romantisme/lyrisme pour parler de la drogue.

Est-ce que c’est bien ?

J’ai envie de vous dire oui ! Forcément, une histoire pareille, j’avais envie de voir ce que ça donnait sur grand écran. J’ai été assez captivée par Arielle Holmes qui, sans être belle, a vraiment quelque chose de spécial !

Malgré tout, j’ai trouvé la réalisation beaucoup trop… minimaliste. Je sais que c’est un parti pris, je sais que ce film est un film de rue mais quand même. Il manque un petit quelque chose qui m’aurait permis d’être bouleversée par cette histoire d’amour malsaine. J’y ai assisté avec intérêt mais je n’ai pas été remuée comme j’aurais peut-être dû l’être.

Parler de Mad love in New York, c’est pas facile. Je l’ai trouvé à la fois intelligent et mal foutu. Intelligent dans son traitement des différents thèmes. Mais mal foutu car l’histoire d’amour ne m’a pas touchée plus que ça. 

4 comments

    • Audrey says:

      Requiem for a dream m’a complètement traumatisée ! Je ne veux plus jamais le revoir !

      Je comprends que le thème ne te tente pas mais Mad love n’a absolument rien à voir par contre ! 😉

    • Audrey says:

      Oui je me souviens de ta critique 🙂
      Même si tu étais un peu mitigée, c’est toi qui m’a plus ou moins poussée à sauter le pas car j’étais à deux doigts de renoncer à la séance.

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