Critique Lucy

Sortie : 6 août 2014

J’avais très envie de voir Lucy et j’ai été particulièrement déçue de ne pas pouvoir le voir avant de partir en vacances. Heureusement, il est toujours à l’affiche.

Une étudiante, Lucy, est enlevée par la mafia coréenne. A son réveil, elle se rend compte qu’on lui a mis un sachet dans le ventre. Malheureusement, ce sachet fuit et commence à se déverser dans son organisme. Les effets secondaires ne vont pas tarder à se faire sentir : cette substance lui permet de se dépasser et surtout, d’utiliser ses capacités cérébrales au maximum (alors que l’humanité n’en utilise généralement que 10% au grand max).

Commençons par les points positifs. Lucy est un film court, tendu et les acteurs font bien leur boulot (bon, Scarlett Johansson se paye là encore une coupe très très laide, un peu la version blonde de celle de Under the skin). Grâce à un rythme effréné, une certaine efficacité dans la mise en scène et de nombreux rebondissements, il est strictement impossible de s’ennuyer. C’est vraiment un bon point. Dans les premières minutes, je me suis carrément laissée avoir par ce divertissement très agréable.

Oui mais ! Parce qu’il y a toujours un mais… J’ai utilisé mon cerveau et j’ai trouvé que Lucy n’était pas à la hauteur de ses ambitions. Disons que le réalisateur survole gentiment son sujet (qui aurait mérité d’être bien plus creusé) et ne filme même pas une vraie histoire. J’ai eu l’impression de suivre un divertissement, certes, mais surtout une suite de scènes mises bout à bout afin de faire un long métrage. Besson jongle constamment dans deux « genres », celui des gangsters asiatiques (parce que tout ce qui est bridé est méchant, c’est bien connu) et celui des supers héros (parce que Lucy est trop forte et fait des trucs de ouf). Après tout, on n’est pas à un cliché ou à une fantaisie près.

Lucy est un film distrayant mais à mon sens, totalement vain (et loin d’être aussi cérébral qu’il veut nous le faire croire). Finalement, il ne débouche sur rien, sur aucune idée, aucun sentiment. Limitless, qui évoquait le même thème, est bien meilleur. Je m’attendais à être étonnée voire un peu secouée par la fin mais elle m’a en fait laissée de marbre. Bref, vous inquiétez pas pour autant les enfants : vous pourrez très bien passer un bon moment devant Lucy mais une chose est sure, comme c’est un film paresseux, vous n’aurez pas à utiliser plus que 2% de votre cerveau pour comprendre l’histoire.

4 comments

  1. Clownface says:

    J’avoue que j’ai ri quand certains articles de promo ont lancés que Besson avait réalisé son 2001. Ca tourne quand même toujours avec le même scénar, un colis à ne pas ouvrir, une pauvre fille en détresse et des yakusas…
    Donc, je passerais mon chemin…

Laisser un commentaire

CommentLuv badge