Critique Lovelace

Sortie : 8 janvier 2014

Fin des années 60. Linda a 21 ans mais est surveillée de près par papamaman qui ne lui passent rien. Impossible de profiter dignement de la vie… Mais ça, c’était avant l’arrivée de Chuck Traynor, un homme viril et expérimenté qui l’emmènera loin du domicile familial. Durant les mois qui suivent, Chuck, assez intéressé par l’industrie du porno, « forme » sa jeune fiancée et la filme durant leurs ébats. Soumise et très amoureuse, elle acceptera finalement de jouer dans le film porno Gorge profonde à qui elle devra une renommée mondiale. Mais cette nouvelle reine de la révolution sexuelle est-elle vraiment à l’aise avec ce nouveau statut ?

Lovelace réussit le pari de parler d’une actrice porno tout en réalisant un film insignifiant et tous publics. Il fallait quand même le faire, voire l’oser ! Mais est-ce bien fait, est ce que du coup, ça a un intérêt ? Ma réponse est la suivante : non ! Lovelace est un film sans grand intérêt qui dure longtemps, longtemps, longtemps en ressenti mais seulement 1h33 en vérité.

Etrangement, le film se déroule en deux parties. Durant la première, on te montre les faits tels qu’ils sont vus par l’entourage de Linda Lovelace. Dans la seconde, on reprend presque les mêmes scènes pour te montrer le point de vue de Linda et donc, le triste envers du décor. Le choix narratif m’a donc paru bien lourd et terriblement rébarbatif. Du coup, je n’ai pas été touchée par le parcours de cette pauvre fille une seule seconde et j’ai détesté l’aspect très « propret » de la réalisation qui se veut politiquement correcte. C’est emmerdant.

Mon impression générale ? Trop de superficialité. Tout au long du film, on essaie de te faire croire que Linda n’est qu’une pauvre fille un peu timide et surtout, ayant une bien pauvre estime d’elle-même. Elle va faire LA mauvaise rencontre de sa vie et devenir actrice porno pendant… 17 pauvres jours. Elle rapportera des millions à l’industrie porno et ne touchera…presque rien. Mais bon, c’est quand même un peu trop facile de la faire passer pour une victime à 100% sans nuancer un peu le propos. D’ailleurs, le film aborde à peine la question de sa reconstruction et de sa nouvelle vie après le porno, ce qui aurait pu être intéressant. Quant au message moralisateur de la fin qui met les bonnes vieilles valeurs familiales à l’honneur…Merci bien, on aurait pu s’en passer !

Les scènes s’enchainent sans dynamisme et il est difficile d’être intéressé par le parcours de l’héroïne, ancienne icône du porno et devenue une farouche militante antipornographie. Je reconnais malgré tout que la reconstitution des années 70 est particulièrement bonne et qu’Amanda Seyfried est comme toujours, charmante. Sharon Stone, qui joue sa mère est, quant à elle, totalement méconnaissable.

3 comments

  1. Audrey says:

    Aux deux : je ne pense pas que ce soit un impératif de le voir, en effet. J’ai lu pas mal de critiques sur le net qui m’ont confortée dans mon avis. Ce n’est vraiment pas un film intéressant… :-/

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