Critique L’insoumise, Jennifer Donnelly

La semaine a été longue, les amis. Et j’ai beaucoup trop travaillé pour avoir le temps de lire ! J’ai malgré tout fait en sorte de terminer L’insoumise. Rappelez-vous : lundi, je vous disais que j’en étais à peu près à la moitié.

Pour lire la critique du blog In romance we trust, c’est ici !

9782266150316L’histoire

Londres. 1888.

Fiona a 17 ans et est, depuis toujours, amoureuse de Joe qui vit lui aussi avec sa famille dans le quartier populaire (et pauvre) de Whitechapel. Nos deux amoureux caressent le rêve d’ouvrir leur propre boutique et économisent durement sur leurs pauvres payes respectives. C’est justement l’époque où rôde le terrible tueur en série, celui que l’on appellera bientôt Jack l’Éventreur. C’est aussi l’époque où la colère des dockers commence à monter. La grève des ouvriers, trop exploités, commence à poindre le bout de son nez…

Une trahison et des morts tragiques vont finalement forcer Fiona à quitter Londres pour New York. Elle a toujours en tête son rêve de faire fortune mais à ce désir s’en est ajouté un autre : obtenir vengeance !

Mon avis

J’ai été attirée par l’avis ultra positif de Sanasan mais également par deux points importants :

  • le fait que l’histoire se passe durant l’époque victorienne
  • le fait que notre héroïne quitte Londres pour New York à l’époque où partir aux États-Unis était plus qu’un beau voyage mais une vraie aventure !

Je suis en effet fascinée par toutes les histoires qui racontent ce genre de départ. Quand je suis allée à New York, j’ai été très émue et contente de visiter Ellis Island, jadis centre d’immigration où tant de destins se sont noués et cela reste d’ailleurs l’un de mes plus beaux souvenirs de là bas (avec celui de la Statue de Liberté ^^).

La première partie de ce roman très dodu se déroule à Londres. Nous faisons connaissance avec Fiona et Joe, leurs familles respectives, leur amour, et leurs difficultés à vivre dans un monde sombre et compliqué. Un tueur sanguinaire rôde et tue la nuit tombée, ce qui ne rend pas l’atmosphère plus chaleureuse !

L’auteur nous décrit parfaitement la vie de ces bas quartiers, le travail des ouvriers à l’ère industrielle ainsi que l’arrivée imminente du travail à la chaîne.

En parallèle, nous suivons les complications amoureuses de nos deux héros. Toutes leurs péripéties, le passage avec Millie, la fuite de Fiona : ces aventures m’ont vraiment passionnée !

Puis Fiona embarque pour les États-Unis. Impossible pour moi de vous dire pourquoi et en quelques circonstances. Sachez qu’elle rencontre un certain Nick, aristocrate qui fuit lui aussi l’Angleterre et qui, d’une certaine manière, va lui sauver la vie. J’ai vraiment adoré ce personnage de A à Z, je l’ai trouvé si romanesque (alors que je l’avoue, j’ai eu un peu de mal à m’intéresser à celui de Joe…). Il est le personnage le plus inattendu et peut-être même, le plus « original » dans ce genre de roman.

Par contre, grosse déception pour moi : ni le voyage ni l’arrivée aux États-Unis ne seront racontés par l’auteur. C’est un parti pris, certes, mais j’aurais aimé que l’auteur rentre dans les détails ! Dommage !

Le reste du récit n’en est pas moins intéressant. L’arrivée à New York, les premiers jours, les premiers défis sont autant de passages palpitants, riches en évènements, en rebondissements. Que demander de plus, franchement, si ce n’est de se laisser porter par les évènements et d’admirer le courage et la détermination de Fiona ? Et dieu sait qu’elle va TRES BIEN se débrouiller la pt’ite !

Si je devais être honnête, je devrais dire que j’ai un peu moins aimé la dernière partie du roman que j’ai trouvé plus longuette avec moins d’enjeux et une intrigue un peu plus délayée. Et puis un évènement m’a particulièrement déprimée.  Si vous l’avez lu, vous comprendrez peut-être de quoi je veux parler ! 🙁

En bref,

L’insoumise est un roman vraiment riche en péripéties et en aventures. Les personnages sont tous assez attachants et le style de Donnelly est vraiment facile à lire. A mes yeux, la dernière partie n’est cependant par à la hauteur du début. Ce bémol ne m’empêchera pas de lire le second et le troisième tome, soit L’ange de Whitechapel et L’indomptable.

4 comments

  1. sanasan says:

    Ahhhh mais je sais ce qui t’a déprimé!!!! Je suis amplement d’accord avec toi… Cela dit, sans ce « détail » L’épilogue n’aurait pas été le même! Et je suis assez d’accord avec toi sur la dernière partie du roman… Disons que Jennifer Donnelly aurait pu nous épargner certaines scènes inutiles à mon sens au dénouement de l’intrigue 🙂
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    • Audrey says:

      Oui je comprends bien l’intérêt de cet évènement mais ça m’a vraiment peinée 🙁
      C’est terriblement triste.

      On est d’accord… l’auteur tourne un peu trop longtemps autour du pot et j’avais l’impression que la fin n’arriverait jamais… ça m’a un peu ennuyée sur la fin mais le bilan de ma lecture reste quand même très positif ! 🙂

      • sanasan says:

        La fin de l’ange de whitchapel est sensiblement la même…Je me suis même dit à un moment qu’elle aurait pu faire un effort pour abréger leur souffrance et les nôtres 😉 Mais ça n’a pas entamé mon enthousiasme pour ce roman 🙂
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