Critique L’île des absents, Caroline Eriksson

Publié le 7 juin 2018 aux éditions Presses de la cité, L’ile des absents a été écrit par Caroline Eriksson et a été traduit par Laurence Mennerich.

L’auteure

Mais il n’y a que moi pour entendre ces mots. De toute manière, je ne suis pas sûre de savoir à qui ils sont destinés. Du moins, je ne suis pas prête à exprimer ma crainte. Je n’ai pas encore sombré assez loin dans les ténèbres.

De quoi ça parle ?

On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Mon avis

J’attendais énormément de ce roman. Son résumé, sa superbe couverture… Forcément, quand je l’ai trouvé dans ma boîte aux lettres un samedi, à midi, mon sang n’a fait qu’un tour et deux heures plus tard, je laissais ma lecture en cours pour plonger dedans. Finalement, la rencontre n’a pas été satisfaisante à 100 % car je n’y ai pas totalement trouvé ce que je cherchais.

Je pourrais dire que le roman est assez difficile à lire sans pour autant parler de lecture laborieuse. Cela n’est évidemment pas dû au style de l’auteure, ni même à l’histoire et encore moins au sujet. C’est juste que… Notre héroïne, Greta, est quand même sacrément perturbée (par les faits présents mais également par un passé très lourd) et la narration suit les méandres compliqués de son esprit. Dans les faits, cela donne beaucoup de choses et beaucoup de choses incompréhensibles pendant un certain temps. Son comportement est bizarre, ses pensées complètement emmêlées. Elle semble tout mélanger, ne pas savoir où elle en est, avoir un lourd secret… On se pose beaucoup de questions sur elle et le récit reste très, très très confus.

Mais c’est bien fait.

L’attention aux détails (la porte fermée, ouverte, le chat qui est là, plus là, le portable qui disparait, qu’on retrouve), les explorations de l’île, la rencontre avec les ados bizarres, les silhouettes dans la nuit ont fait monter ma curiosité tout en finissant, malheureusement, par m’ennuyer un peu. J’attendais que quelque chose se passe. Que l’on sorte un peu de la tête toute embrouillée de notre pauvre Greta pour passer dans une autre phase. Qu’on passe en mode thriller du moins, ce « mode thriller » tel que je l’avais imaginé en ouvrant ce roman.

Les explications viendront et tout se mettra en place, bien qu’un peu tard à mon goût.

En quelques mots,

J’ai aimé l’écriture de Caroline Eriksson. J’ai beaucoup aimé le décor de ce roman, cette île hostile, ce lac mystérieux, dangereux. Il y a une véritable ambiance dans ce roman mais… Je m’attendais à trembler un peu plus. À plus de tension. Du moins, pas au type de tension que nous propose l’auteure. Psychologue de formation, elle a sans doute créé une personnalité très complexe et cohérente, investissant avec brio la question des traumatismes enfantins MAIS je crois que j’attendais tout simplement autre chose de cette histoire que je vous invite quand même à découvrir !

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