Critique L’héritier de Moriarty, de Annelie Wendeberg

Publié le 26 avril 2018 aux éditions Presses de la Cité, L’Héritier de Moriarty a été écrit par Annelie WENDEBERG et traduit par Florence HERTZ. L’auteur vit en Allemagne et enseigne à l’université de Leipzig. Avec ce roman, elle termine une trilogie mettant en scène Anna Kronberg et Sherlock Holmes.

Les 2 premiers tomes, Le diable sur la Tamise et La dernière expérience, sont sortis aux éditions 10/18.

 

De quoi ça parle ?

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial.

Mon avis

J’ai retrouvé avec grand plaisir Anna Kronberg dans ce troisième tome car le personnage, haut en couleurs et plein de caractère, ne s’oublie pas facilement.

Après avoir été dans une situation bien compliquée dans le second volume, notre héroïne se retrouve dans une situation non moins difficile… En somme, les choses ne s’arrangent pas vraiment pour elle dans la suite de son aventure. Ou du moins, elles tournent différemment. Disons que sa grossesse lui complique légèrement la vie et que sa condition de fuyarde n’est pas forcément très confortable…

Dans ce tome, Anna reste évidemment la narratrice et l’héroïne n°1. Autour d’elle gravitent des personnages bien connus des lecteurs tels que Sherlock Holmes (nous sommes évidemment dans son monde à lui, bien qu’il ne soit qu’au second plan), Mycroft Holmes, qui fait ce qu’il peut pour arranger les affaires d’Anna ou encore le colonel Moran, le grand méchant à fuir.

Bien sûr, vous vous doutez bien que les deux esprits vifs que sont Anna et Sherlock ne vont pas se contenter de fuir bêtement. De tactique en stratégie, ils jouent avec leur chasseur… mais Moran tombe-t-il vraiment dans le panneau ? Avoir un coup d’avance ne veut pas forcément dire qu’ils gagneront la partie…

Difficile, vraiment, de parler d’un 3ème tome sans trop en dire.

Si je suis trop bavarde, vous n’aurez pas envie de commencer la trilogie et en même temps, si je reste trop évasive, vous n’aurez aucune idée de ce que contient vraiment ce roman, ni s’il vaut le coup…

Ce que je peux vous dire, sans craindre d’aller trop loin, c’est que…

  • Le style de l’auteur est toujours aussi agréable à lire, vraiment !
  • Anna est toujours Anna et Sherlock, toujours Sherlock : donc entre eux, c’est parfois plus que compliqué malgré des atomes crochus plus qu’évidents.
  • Il y a beaucoup d’action, de rebondissements : tout comme les héros, nous lecteurs, sommes toujours en mouvement. En cela, j’ai presque préféré ce tome au second car il est plus rythmé à mes yeux et l’intrigue est d’autant plus captivante.
  • Le décor  a toute son importance, qu’il s’agisse des landes désertes ou des bas-fonds de Londres, il est merveilleusement bien décrit et apporte beaucoup à l’histoire. Le contexte historique/politique (avec la guerre prochaine en toile de fond) est aussi un atout de taille et donne vraiment un plus à cette histoire qui est plus qu’une course poursuite en Europe.

En quelques mots,

L’auteur termine sa trilogie avec brio. Bien sûr, la fin n’est pas vraiment celle que j’espérais, au fond de moi mais elle est également plus crédible, plus logique et donc, supérieure à celle que mon petit esprit avait échaffaudé durant le temps de ma lecture. Pour terminer, donc, je ne pourrais que conseiller ces 3 romans aux amateurs de polars victoriens, aux fans de Sherlock Holmes (tout en gardant à l’esprit qu’il n’est pas le héros de l’histoire) ou tout simplement à ceux et celles qui recherchent un personnage féminin fort et moderne pour son époque !

9 comments

  1. Après l'averse says:

    Je n’ai jamais « osé » lire de suites écrites par d’autres écrivains que celui ou celle ayant inventé un personnage ou une série connu(e) s de tous. J’aurais peur d’être déçue ou que l’adaptation me perde. Cela dit je n’ai pas lu de Conan Doyle donc dans ce cas précis j’aurais l’esprit tranquille 🙂

    • Audrey says:

      Surtout qu’ici, et contrairement à pas mal de bouquins qui reprennent le personnage du célèbre détective, Sherlock n’est qu’un personnage secondaire. Il est très présent à certains moments de l’intrigue mais on reste dans la tête d’Anna. J’ai lu quelques Conan Doyle mais je suis loin d’être une pro… Mais je trouve que l’auteure respecte bien la personnalité de Sherlock.

  2. A-Little-Bit-Dramatic says:

    Je connais cette saga de nom et l’avait repérée et puis elle m’est sortie de la tête. C’est en retrouvant les jolies couvertures il y’a peu sur Instagram (et je crois d’ailleurs que c’était sur ton compte) que je me suis dit : oh, mais…ça me dit quelque chose ! En effet… 😉 Je m’étais dit que cette saga pourrait me plaire puis je suis passée à autre chose. Mais cette fois, je me la note fermement dans un coin de ma tête parce que je suis sûre d’aimer et il faut absolument que je me lance à mon tour ! 🙂
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