Critique Les vacances d’Hercule Poirot, d’Agatha Christie

Après le fiasco du roman Le cheval à bascule, j’ai vraiment apprécié la lecture de Les vacances d’Hercule Poirot (oui, encore du Agatha Christie, je sais !!!).

Publié en 1941 au Royaume Uni, ce bouquin nous amène cette fois jusque sur la côte du Devon où Hercule Poirot séjourne dans un hôtel de luxe. S’il était là pour se détendre, le célèbre détective comprend vite quel drame amoureux se joue parmi les autres occupants de l’hôtel : en effet, le beau Patrick Redfern délaisse visiblement son épouse Christine pour la séduisante Arlena Marshall, elle-même mariée à Kenneth Marshall et belle-mère de Linda (également présents dans l’établissement). Lorsqu’Arlena est assassinée sur une plage isolée, tout le monde pense que le coupable idéal est son mari. Or, ce n’est pas si simple…

Décidemment, le pauvre Hercule Poirot ne pourra jamais passer des vacances tranquilles ! On l’avait déjà réquisitionné pendant son séjour en Egypte dans Mort sur le Nil et le voilà qui reprend du service au bord de la plage ! Mais bon, j’imagine qu’il lui est difficile de résister à une enquête aussi prenante que celle-ci et à laquelle, d’ailleurs, je n’ai pas réussi à trouver de réponse avant le dénouement. Les suspects étaient si nombreux et les raisons de tuer, toutes « valables » !

Comme souvent, Agatha Christie nous immerge totalement au milieu de la société anglaise de l’époque avec des personnages vivants et bien écrits. Il y a bien entendu Arlena, femme fatale par excellence (admirée par les hommes, détestée par toutes les femmes) mais qui se trouve, dans ce cas de figure, être la victime du crime. Autour d’elle, son mari, son amant, sa rivale mais également des personnages sans lien apparent avec elle (comme le couple de vieux américains, le révérand Lane et la créatrice de mode)… mais on ne sait jamais avec Agatha Christie!

Si les personnages, leur passé et leurs caractéristiques donnent un charme intemporel au roman, les paysages ont également leur importance. L’île, les différentes plages, l’hôtel et ses différentes terrasses, les chambres, le salon… sont autant d’éléments qui nous permettent de nous immerger totalement dans l’histoire. J’ai vraiment imaginé ces lieux dans les moindres détails et c’est justement la force du roman : on devient un résident de l’hôtel au même titre que les autres.

Bien que j’ai trouvé son dénouement un peu tiré par les cheveux, j’ai apprécié Les vacances d’Hercule Poirot qui est exactement le genre d’histoires que je recherche quand j’ouvre un Agatha Christie !

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