Critique Les adieux à la reine

Sortie : 21/03/2012

Note : 4,5/5

 

Le résumé : Juillet 1789. Le peuple, sa colère, ses manifestations et toutes les têtes coupées commencent franchement à foutre la trouille à ceux et celles qui habitent Versailles et le château se vide peu à peu de ses occupants. Pourtant, il y a quelques jours encore, tout allait très bien et Marie-Antoinette, très désinvolte, pensait déjà aux tenues qu’elle allait porter à la saison prochaine. La jeune et fraîche Sidonie Laborde, lectrice de la reine et absolument dévouée à cette dernière, se rend bien compte que les choses sont en train de changer mais n’imagine pas que ce sont les derniers jours qu’elle passe aux côtés de Marie-Antoinette…

Ce que j’ai aimé : Les adieux à la reine fait typiquement partie des films que j’adore : révolution française, Marie-Antoinette, amours royaux, trahisons, violence, belles robes et beaux décors. Je l’avais remarqué à sa sortie mais comment dire…j’ai comme oublié d’aller le voir.

Benoît Jacquot c’est quoi ? Villa Amalia, A tout de suite, Sade, Au fond des bois… des films très différents les uns des autres et que j’ai beaucoup aimé, chacun pour une raison particulière. Avec Les adieux à la reine, ce réalisateur a encore une fois réussi à m’embarquer dans une histoire pourtant connue de tous (merci les cours d’histoire !) : le début de la révolution française.

Fascinée par cette période, aussi bien pour ses retombées sur le peuple que sur les têtes royales, je me suis laissée séduire par les personnages, Sidonie en tête, jeune femme presque amoureuse de la reine et prête à tout pour l’aider. Elle n’a pas peur de voir le monde qu’elle connaît s’écrouler non, elle a juste peur pour la reine. J’ai déjà apprécié Léa Seydoux dans d’autres films mais elle ne m’a pas déçue dans Les adieux à la reine, étant capable de nous emporter avec elle dans chaque méandre de ce château trop grand. Campée par une Diane Kruger au sommet de son art, Marie-Antoinette apparaît fragile, douce et agréable pour redevenir irritable et capricieuse la minute d’après. Un rôle tout en nuances, aux multiples facettes qu’elle interprète avec une certaine grâce.

Je retiendrai certaines scènes clés, particulièrement marquantes telles que celle qui illustre la nuit qui suit la prise de la Bastille. Les informations peinent à arriver au château et les vieux aristocrates commencent à prendre peur : ils viennent de recevoir un pamphlet qui leur annonce leur future exécution par le peuple. Les têtes à faire tomber. On suit encore une fois Sidonie, accompagnée par un vieil historien adorable, à travers les couloirs, à la lumière des bougies que chacun brandit devant soi. Cette nuit blanche, véritable parade de fantômes, est aussi belle qu’utile car elle nous montre clairement que les choses se corsent. Vent de panique.

Ce que je n’ai pas aimé : Il doit bien y avoir des défauts mais je ne saurais les évoquer ici.

En bref : Les adieux à la reine est un film très moderne malgré le fait que l’intrigue se situe des siècles en arrière. Passionnant, lucide, sans cruauté mais sans compassion pour autant, fluide, énergique et surtout très touchant, le film nous immerge dans un monde sur le point de disparaître, ce qui ne le rend que plus émouvant.

2 comments

    • petiteconne says:

      C’est sûr que pour apprécier un film de ce type, il faut déjà avoir quelques affinités avec le thème.
      Je n’avais lu que des critiques élogieuses mais qui sait, peut être qu’il ne t’aurait pas marquée plus que ça!

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