Critique Le cadavre de Bluegate Fields, Anne Perry

Le cadavre de Bluegate Fields est le 6ème volume de la série Charlotte et Thomas Pitt… et sans doute, celui que j’ai le moins apprécié. 

Pourquoi ?

Tout simplement parce que sa construction est totalement différente de celle des premiers volumes. D’habitude, nous avons une mort suspecte, une enquête plus ou moins compliquée et puis un dénouement. Le procès, tout ça, on ne le voit jamais.

Dans ce volume, c’est tout le contraire : le coupable est vite trouvé, condamné à être pendu… mais toute l’enquête est remise en question par un Thomas légèrement inquiet. Aurait-il fait condamner un innocent ? Il a trois semaines pour prouver l’innocence de cet homme !

Trois semaines, c’est court ! Mais malgré tout, Pitt va franchement tourner en rond. L’histoire n’avance pas, ça piétine beaucoup beaucoup et à la longue, j’avais l’impression d’assister toujours aux mêmes scènes et aux mêmes conversations entre les personnages.

A part ça, on est toujours dans du Anne Perry pur et dur avec des enquêtes qui se ressemblent toutes un peu mais qui n’en restent pas moins intéressantes. Cette fois, il sera question du meurtre du jeune Arthur Waybourne, seize ans et déjà syphilitique. L’affaire est sordide car il a quand même été retrouvé nu comme un vers au fond d’un égout bien loin des beaux quartiers… une vraie énigme ! En plus, il avait été violé ! A moins qu’il n’ait consenti à des relations homosexuelles ? La bonne société d’alors aurait bien du mal à décider laquelle, de la première ou de la seconde solution, est la pire…

Comme toujours, on va constamment chercher à mettre des bâtons dans les roues de notre pauvre Thomas. Anne Perry nous dépeint là encore la société victorienne dans toute sa splendeur : même la police préfère ne pas trop se frotter aux lords et cie de peur de se faire mal voir par ces derniers… de là à condamner un innocent venu d’un milieu social inférieur, il n’y a qu’un pas !

Charlotte est constamment laissée de côté dans ce volume… j’aime pas ! Bon, elle n’est pas absente pour autant et revient sur le devant de la scène dans la dernière partie, aux côtés de sa sœur Emily. Ah oui et puis elle a accouché d’un petit garçon quelques mois plus tôt. A part ça, on ne saura pas grand chose de la vie sentimentale de nos deux tourtereaux. Dommage.

Petite note : Dans Resurrection Row, je vous parlais d’Alicia Fitzroy-Hammondet du jeune américain Virgil Smith et d’une romance naissante entre eux… Dans ce volume, on apprend qu’ils se sont mariés et qu’ils attendent un enfant. Détail insignifiant peut-être mais qui fait toujours plaisir… un peu comme quand on apprend des nouvelles de gens qu’on aime bien et qu’on a pas vu depuis longtemps.

En somme, je suis un peu moins emballée par ce 6ème volume. Il m’a quand même tenue en haleine jusqu’au bout puisqu’Anne Perry attend les dernières pages pour nous donner la réponse que nous attendions tant !!

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