Critique Le bon fils

Sortie : 1994

Ça faisait un moment que je voulais voir ce film. Ne le trouvant nulle part, j’ai dû me résoudre à acheter le dvd. Au programme ? Macaulay Culkin et Elijah Wood en version jeunots qui s’affrontent au cœur d’une histoire cruelle qui se veut un brin sordide.

En effet, Le bon fils raconte l’histoire du jeune Mark. Après la mort de sa mère, il est confié à son oncle et sa tante le temps du voyage professionnel de son père. Tout ce petit monde ne s’est pas vu depuis 10 ans. Sur place, il va faire la connaissance d’Henry, son cousin. Ce petit ange blondinet va vite se révéler beaucoup moins sympa qu’il n’avait l’air de l’être…

Il faut tout de suite l’avouer : Le bon fils n’est pas très récent et tout comme ses deux acteurs principaux, il a quand même pas mal vieillit. La musique, la mise en scène, les décors… tout sonne évidemment très « années 90 en force !!). Ce n’est pas insurmontable, loin de là, mais il va quand même falloir passer au-dessus de tout ça pour apprécier le film à sa juste valeur.

En ce qui concerne le fond, on comprend assez vite que le film va mettre en parallèle le Bien, incarné par Mark et le Mal, tout entier concentré dans son cousin Henry. Ce dernier est dénué de toute morale. Ainsi, corrompre les enfants de son âge, fumer, tuer ou torturer les animaux, mentir tout en organisant les pires plans est sa véritable nature. Macaulay Culkin ne s’en sort pas si mal et il est même à 1000 lieues du rôle qu’il incarnait dans le célèbre Maman j’ai raté l’avion. J’ai quand même assez vite décroché du récit de ses agissements car le tout n’est pas super crédible venant d’un enfant de son âge.

En effet, le pauvre Marc, manipulé par son cousin, va devenir l’élément perturbateur, voire le principal suspect étant donné que la famille d’Henry ne veut pas reconnaitre les vices de ce dernier. Impossible de ne pas penser à plusieurs moments du film « mais pourquoi les adultes sont il si cons ?). L’histoire vire un peu au n’importe quoi, cela va trop loin. En dosant la perversité d’Henry avec plus de nuances, on aurait pu obtenir un film beaucoup plus réussi.

Le bon fils reste un thriller sans prétention qui m’a donné envie de lire le roman dont il est adapté et dont l’auteur est Tod Strasser (à qui l’on doit également l’œuvre La vague).

2 comments

  1. Audrey says:

    Pour ma part, je ne savais pas qu’Elijah Wood avait commencé sa carrière si jeune !
    Et pour le dvd, t’imagine bien qu’il coûte une pincée d’euros… je n’aurai pas pris la peine de dépenser plus pour un film aussi vieux (et non culte car certains vieux films valent bien qu’on y mette une quinzaine d’euros).

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