Critique Last days of summer

Sortie : 30 avril 2014

Je n’avais lu aucune critique de Last days of summer. Sauf une. Qui était extrêmement négative. J’avais donc peur de me lancer…et finalement j’ai bien fait car j’ai beaucoup aimé le dernier film de Jason Reitman.

1987. Adèle, une femme divorcée, vit seule avec son fils Henry. C’est au cours des derniers jours de l’été qu’elle va croiser la route de Franck. Fraîchement évadé de prison, il la force à l’héberger chez lui. Mais cette cohabitation forcée va vite se transformer…

Loin d’être mièvre ou stupide, Last days of summer est juste un très beau film. Peut-être pas le plus beau du moment. Peut-être pas le film le plus inoubliable, mais un film émouvant et bien joué, un film qui donne envie de profiter de la chaleur de l’été. Je peux tout à fait comprendre les gens qui ne trouvent pas cette histoire crédible mais moi qui suis souvent la première à trouver les scénarios débiles (et dieu sait qu’il y en a…), j’ai accroché à cette histoire pleine de douceur et ai suivi ce film avec beaucoup d’intérêt.

Last days of summer, c’est tout d’abord une ambiance particulière et les couleurs de la fin de l’été. Nous découvrons une femme esseulée, paniquée face au monde, vulnérable et triste, Adèle, une femme que son ex mari définit comme « une éternelle amoureuse de l’amour » qu’il n’a pas su protéger comme il aurait dû. Femme passionnée et romantique, elle dépérit sous l’œil inquiet mais toujours très tendre de son fiston. C’est notamment grâce aux yeux de ce jeune garçon que nous découvrons les prémices d’une histoire d’amour aussi éphémère qu’intense mais toujours montrée avec beaucoup de pudeur et de sobriété. L’acteur qui joue Henry est d’une grande justesse. S’il avait été moins doué, le film aurait perdu en intérêt.

Nous suivons donc l’histoire d’une femme qui réapprend à vivre et à aimer au contact d’un homme qu’elle n’aurait jamais dû rencontrer. Il faut dire que le personnage de Franck a tout du prince charmant. C’est ce point là qui m’a fait un peu sourire sur les bords car ce repris de justice répare la maison, répare la voiture, fait à manger et… passe la serpillère. Ok ok ok… Il est trop parfait pour être vrai ! Ca en est presque ridicule. Je comprends bien que l’idée était de montrer :

–          à quel point Adèle était seule et en quête d’un homme attentionné

–          à quel point Franck prend soin d’elle et de son fils, comme s’il était l’homme de la maison…

… mais au final,  ce monsieur est un peu trop propret tout comme leur histoire d’amour qui est d’un idéalisme qui fait du bien au moral mais qui ne séduira certainement pas les plus cyniques d’entre nous. Pour ma part, voir Adèle fuir une vie qu’elle déteste avec l’homme sur lequel elle a craqué, ça me parait tout à fait plausible. Mais pas raisonnable, certes.

Bien sûr, Last days of summer est complètement téléphoné et on imagine qu’elle en sera la fin dès les premières minutes du film mais les très bonnes interprétations des différents acteurs font facilement avaler le tout. Syndrome de Stockholm ou pas, Last days of summer reste donc une très belle histoire d’amour que certains pourront comprendre tandis que d’autres la dénigreront. Vous l’aurez compris, je fais partie du premier groupe !

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