Critique La Nostalgie heureuse, d’Amélie Nothomb

Deux heures. Deux heures, à peine ! C’est le temps qu’il m’a fallu pour arriver au bout du dernier Amélie Nothomb, La nostalgie heureuse. Je ne pensais pas le lire tout de suite mais mon cher et tendre me l’ayant généreusement commandé, je me suis plongée dedans et je l’ai terminé le jour même.

Dans La nostalgie heureuse, Amélie revient au Japon avec une équipe de télévision. Leur but ? Filmer la célèbre écrivain belge dans un pays qui fut jadis le sien. En effet, née à Kobé en 1967, elle en est partie à 5 ans mais est revenue y vivre au début de la vingtaine. Ce pays parfait à ses yeux est accessoirement celui des premiers souvenirs. Sacré, fantasmé, magnifié et en partie oublié, le Japon fait partie intégrante de sa vie. Sur place, Amélie va retrouver certains acteurs de sa vie d’avant : sa nounou adorée et Rinri, celui qui fut, un temps, son fiancé.

Je suis assez mitigée devant ce roman. Je pense qu’il ne pourra vraiment plaire qu’aux fans ultimes d’Amélie et aux amateurs de ce pays magnifique qu’est le Japon. J’appartiens aux deux catégories donc j’ai aimé cette lecture.

Bercée par mes souvenirs personnels, j’ai aimé suivre Amélie dans l’avion, dans les trains, dans la ville de Kyoto et de celle de Tokyo aussi. J’ai imaginé son désarroi quand elle revient à Kobé,  la ville de son ancienne vie, où rien n’est plus pareil à cause d’un tremblement de terre destructeur… J’ai voyagé, j’ai souri, j’ai compris les clins d’œil à ses anciens romans étant donné que je les ai tous lus…

J’ai également beaucoup apprécié cette mise à nu de l’auteur qui nous dévoile les sentiments intense qui l’assaillent en cette période de retrouvailles. Il n’y a pas de personnages coincées entre elle et nous et elle nous montre donc une autre partie de sa personnalité qui ne la rend que plus attachante et plus humaine. Les retrouvailles avec son ancienne nounou sont aussi belles que cruelles car elles pointent le doigt sur le temps qui passe. J’ai apprécié ma lecture… Mais j’ai conscience de ne pas avoir lu un chef d’œuvre pour autant.

A mes yeux, La nostalgie heureuse n’est pas vraiment un roman. C’est le récit d’un voyage lourd de sens… qui nous est donné à travers les yeux de l’auteur, la principale concernée. Il faut le prendre comme tel et ne pas s’attendre à une vraie narration, une vraie histoire. Le Japon qu’elle nous donne à voir est aussi beau que triste car la lourdeur de catastrophes telles que Fukushima planent encore sur les vies.

Ce voyage au Japon est également un voyage de l’intime que seuls les « connaisseurs » de l’œuvre de Nothomb pourront saisir à sa juste valeur.

Il ne me reste plus qu’à compléter ma lecture par le visionnage du documentaire Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux qui va être rediffusé courant Septembre, sur Arte.

3 comments

  1. zofia says:

    En fait ça tombe très bien que tu l’es lu en septembre juste à ton retour de ton voyage du Japon ^^
    Mais deux heures c’est trop court mon dieu !! les Nothomb, je compte les acheter en poche mais je ne sais pas si les derniers valent vraiment le grand format.
    zofia Articles récents…Des brouillons et des notesMy Profile

  2. Audrey says:

    C’est certain que lire un livre si vite, ça a quelque chose de frustrant… Mais bon, c’est parfois pas plus mal quand on a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture… ou pas envie de se plonger dans un pavé.

Laisser un commentaire

CommentLuv badge