Critique La maison du péril, Agatha Christie

Quel Agatha Christie ? La maison du péril

 Verdict ? Pas mal du tout !

C’est sûr qu’au vu de mon dernier Agatha Christie, Pourquoi pas Evans ?, je ne pouvais pas vraiment faire pire il me semble. La maison du péril mettait, de toute manière, Hercule Poirot à l’honneur : c’était déjà ça.

Au début du roman, Hercule glandouille avec son pote Arthur Hastings dans une charmante station balnéaire. Il va pourtant reprendre du service pour sauver la jeune Nick qu’il rencontre sur place. La jeune femme lui assure en effet avoir échappé 3 fois à la mort au cours des derniers jours. Elle habite une magnifique maison perchée sur les falaises de Cornouailles et ses amis semblent être de bien mauvaises fréquentations… Hercule Poirot n’y résiste pas : il doit mettre son nez dans cette affaire !

C’est indéniable, ce roman est très agréable à lire. C’est du Agatha Christie tout craché, c’est bien mené, l’intrigue progresse bien, rien ne parait tiré par les cheveux ou invraisemblable mais… Je crois que je n’ai pas tout à fait aimé le Hercule Poirot qui est mis en scène dans La maison du péril (1932). Il est décrit comme un homme vieux, un brin moralisateur (toujours en train de critiquer la jeunesse) et plutôt misogyne dans son genre. Et puis, tout comme dans Les Enquêtes d’Hercule Poirot (1924), il est extrêmement prétentieux, un point que je ne retrouve pas (ou beaucoup moins) dans les romans écrits plus tard comme Le crime de l’orient express (1934) ou Mort sur le Nil (1937). J’ai l’impression que le personnage a évolué (en bien) avec le temps. A voir si cette impression persiste lors de mes prochaines lectures ! Il faut avouer aussi que Hastings, le faire valoir attitré, n’est pas présent dans toutes les intrigues et c’est tant mieux car Hercule Poirot ne peut pas toujours se faire mousser à ses dépends.

Pour revenir au bouquin en tant que tel, je ne peux que vous dire une chose : vous ne pourrez pas deviner le pourquoi du comment avant la fin de l’histoire. L’intrigue est très bien ficelée, le suspens conservé jusqu’au bout grâce à Poirot, toujours amateur de ses mises en scènes théâtrales qui mettent les nerfs en pelote (arrêtez de discuter mon dieu ! dites nous qui est le coupable !!!). Notons également l’originalité de l’histoire étant donné que Poirot ne débarque pas pour enquêter APRES un crime mais AVANT, afin de l’empêcher !

Grâce à un dénouement surprenant tout en étant hyper crédible, La maison du péril m’a grandement convaincue même si je reste toujours bien plus emballée par Dix petits nègres ou même Le crime d’Halloween.

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