Critique La fille du 14 juillet

Sortie : le 5 juin 2013

 Pas simple de résumer un film aussi joliment absurde que La fille du 14 juillet.

C’est l’été. Plus précisément le 14 juillet. Hector vient de rencontrer une fille au Louvre, le musée où il travaille avec sa collègue Charlotte. Cette fille ne donne pas son prénom et demande à être appelée « Truquette » (parce que « Truc », c’est pas un prénom de fille). Obsédée par Truquette, Hector l’invite à partir en vacances sur les routes de France avec la jolie Charlotte. Lui, il amène aussi son pote Pator, un faux médecin qui exerçait dans le cabinet d’un autre faux médecin et qui est actuellement poursuivi par les flics. Et puis d’un seul coup : c’est la crise ! Les caisses de la France sont vides et le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois : les français doivent quitter le sud pour retourner bosser. La bande d’amis en vadrouille va finir par être séparée sur la route mais Hector ne se résout pas à remonter sur Paris : il fonce toujours plus au sud pour retrouver Truquette qui est déjà à la plage.

J’ai avant tout regardé ce film pour voir Vincent Macaigne, metteur en scène au théâtre et dernièrement, acteur récurent au cinéma (enfin presque, étant donné qu’il sera à l’affiche dans trois films au cours de l’année 2014). J’ai également craqué sur Vimala Pons qui campe une Truquette tellement charmante ! Et que dire de l’histoire, totalement absurde mais dans le bon sens du terme ?

La fille du 14 juillet, c’est un joyeux n’importe quoi, un bordel sans nom, sans sens et dont la fin n’a finalement pas plus d’importance que le début. C’est tout bonnement charmant et drôle. C’est à la fois un mélange entre un hommage aux films de nouvelle vague et un film d’une modernité totale. Car si l’image et la mise en scène a des côtés rétro, le propos ne peut pas être plus actuel. En effet, Truquette, qui vient de finir ses études, se fait éjecter d’une agence intérim. Pas d’argent, pas de travail, pas d’appart… et bien elle partira en vacances alors ! Mais la France va mal, tous les aoûtiens doivent revenir travailler et sont bien jaloux des juillettistes qui eux, ont pu profiter de la plage.

Bien heureusement, cette crise ne ressemble pas à la nôtre et est traitée de manière à nous faire sourire, pas pleurer ! Inutile de rentrer dans les détails qui sont bien trop nombreux. Ce film part dans tous les sens !!

Un vent de liberté souffle continuellement dans ce film si étrange, si différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Il faut se laisser séduire, il faut savoir se laisser embarquer pour l’apprécier à sa juste valeur. Il ressemble à un vieux film, à un road movie imparfait où les arrêts pique nique sont plus importants que la destination en elle-même. Ce n’est pas inoubliable mais j’ai passé un moment agréable.

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