Critique La femme au tableau

Sortie : 15 juillet 2015

Je n’attendais pas grand chose de La femme au tableau. Il a néanmoins réussi à me décevoir ! Trop classique, plat, sans caractère… Il fait son job et raconte son histoire mais sans jamais toucher ou intéresser. Le tout m’a paru terriblement guindé. Glacé. Académique.

1998. Un jeune avocat de Los Angeles va aider Maria Altmann à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt. Avant la seconde guerre mondiale, ce dernier appartenait à sa famille (c’est sa tante Adèle qui y est représentée) mais avait été confisqué par les allemands lors de l’invasion nazie. Ayant fui aux Etats-Unis durant le conflit, Maria n’a guère eu de contact avec l’Autriche au cours des dernières décennies et son pays d’origine n’est certainement pas prêt à laisser partir ce tableau prestigieux au profit d’une galerie américaine.

On le sait, les nazis ont piqué pas mal d’œuvres d’art aux juifs durant la guerre et se sont souvent approprié des tableaux précieux. Certains n’ont jamais été retrouvés. C’est triste, injuste, choquant. Je crois que ça se passe de commentaires ! Je comprends donc parfaitement que Maria Altmann ait voulu se battre pour récupérer son bien mais son combat m’a finalement paru vain. Finalement, il s’agissait juste de faire reconnaître le vol puis de transférer le tableau d’une galerie autrichienne à une galerie newyorkaise. Certes, c’est symbolique. Je sais, je sais.

Dans ce cadre, La femme au tableau est un film  qui était censé nous parler d’un combat judiciaire entre une héritière et un pays tout entier. Or, toutes les négociations et toutes les scènes au tribunal semblent pourtant faciles, peu musclées et presque bâclées. Y avait quelque chose qui clochait… je n’ai ressenti aucun souffle épique destiné à me montrer que ces moments là étaient des moments importants.C’est bien trop superficiel ! L’affaire, qui aurait pu être intéressante, m’a donné l’impression d’être survolée et dieu que c’est agaçant !

Néanmoins, j’ai beaucoup aimé tous les passages qui se déroulent dans l’Autriche des années 30. La reconstitution historique est minutieuse, impressionnante et nous livre les plus belles scènes du film… même si ces dernières ne servent PAS DU TOUT  l’intrigue principale. On perd du temps à repartir dans le passé et la vie de famille de Maria alors qu’il aurait plus pertinent de plonger au cœur même du procès.

La femme au tableau divertit moyennement. Je n’ai pas réussi à m’intéresser aux enjeux du film dont le résultat semble presque anecdotique et j’ai trouvé que le duo Helen Mirren et Ryan Reynolds fonctionnait plutôt mal. Voire très mal. Pour l’émotion, faudra repasser ! Pour la leçon d’Histoire aussi !

4 comments

    • Audrey says:

      Je garde l’idée de The best offer sous le coude. J’ai vu qu’il était plutôt récent en plus !

      Victoria est bien supérieur à La femme au tableau ! ^^

      Celui ci se regarde sans trop de mal mais n’a pas tenu ses promesses. Je n’ai pas été emportée par l’histoire et si Ryan Reynolds m’avait plu dans The voices, il est retombé de son piédestal dans ce film. Aucun charisme malgré tous ses muscles.

    • Audrey says:

      Non c’est sûr mais quand même, la majorité des filles fond devant un torse hyper musclé, faut pas se leurrer! Quitte à choisir un Ryan, je préfère Gosling !

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