Critique La chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams (suivi par La descente d’Orphée)

Il y  a des auteurs que j’ai toujours voulu lire et que, pour une raison ou pour une autre, je n’ai jamais lus. Tennessee Williams fait partie de ces derniers.  Il y a quelques temps, j’ai pris ma place pour une de ses pièces de théâtre et j’ai décidé de lire La chatte sur un toit brûlant pour ne pas arriver au théâtre en toute innocence.

La chatte sur un toit brûlant

J’ai mis un peu de temps à lire cette pièce par manque de temps. Heureusement, un weekend à Bruxelles m’a permis d’avoir du temps devant moi (merci le voyage en avion !!) et j’ai enfin pu la terminer.

La pièce se déroule dans un décor particulier : la chambre de Brick et de Margaret. Nous sommes chez les parents de Brick et les différents personnages vont se succéder dans une pièce qui n’a plus rien d’intime. Ce jour-là, c’est l’anniversaire du grand-père. Il fête ses 65 ans mais ne sait pas encore qu’il est atteint d’un cancer. Brick et sa femme le savent mais ne semblent pas vraiment liés par le secret. Il faut dire que Brick n’est pas des plus causants et en plus, il boit comme un trou. En plus de tout cela, ils doivent supporter la présence de Gooper, le frère de Brick et d’Edith, sa femme, enceinte du 6ème enfant.

Rapide et efficace, cette pièce met à jour des tensions et des querelles familiales beaucoup moins banales que prévu. Il faut dire qu’entre les histoires d’héritage, d’homosexualité, de rivalités fraternelles et de mort… On a un joli panel des émotions et terreurs humaines. Animés par des désirs contradictoires, les personnages sont hypocrites, menteurs, matérialistes et donnent de l’épaisseur à ce drame existentiel finalement assez triste et grinçant.

La descente d’Orphée

Je l’ai commencée et terminée le temps du vol retour. Je n’en avais jamais entendu parler et pourtant, j’ai adoré cette pièce assez sombre et cruelle où les personnages sont violents, perfides et où le racisme est des plus violents.

Dans cette pièce, nous plongeons au cœur de la vie de Lady Torrance qui gère seule l’épicerie depuis que son vieux mari est hospitalisé. Elle rencontre Val, nouvel Orphée et délinquant vêtu d’une veste en peau de serpent. L’arrivée de ce dernier va perturber toute la ville car cet homme a un pouvoir hypnotique sur les femmes.

Cette histoire est très très sombre et a laissé une drôle d’impression à la lectrice que je suis. Je l’ai aimé pour ça, pour la noirceur des personnages et de leurs motivations. J’ai particulièrement aimé Val(entin) et Lady, qui sont peut-être les rôles les plus dramatiques de tous. L’auteur mêle histoires du passé, amour présent et références à la ségrégation raciale encore bien d’actualité à l’époque. Intéressant.

Verdict : ces lectures très agréables m’ont notamment donné envie de lire Un tramway nommé désir et Soudain l’été dernier, deux œuvres que je vais me procurer au plus vite avant d’oublier !

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