Critique Juste une ombre, Karine Giébel [challenge des 12 thèmes]

Résumé

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes ? Apprends l’obéissance.
Tu méprises? Apprends le respect.
Tu veux vivre? Meurs en silence…

Mon avis

Je n’avais pas lu de Karine Giébel depuis un moment et j’avais oublié à quel point cela peut être difficile et agréable à la fois. Sur près de 600 pages, l’auteure nous propose un thriller psychologique de haute volée, intense et où cours duquel nous passons notre temps à douter. Des personnages, de leurs réelles motivations mais également de nos certitudes.

Les personnages ne sont pas attachants, Cloé en tête. Garce carriériste, sans pitié, belle et séductrice, elle a tout pour elle. La voir aurait sombrer dans cet enfer aurait donc dû être jouissif pour un lecteur un tant soit peu cruel… Sauf que sans l’aimer, on peut difficilement rester indifférent à ses épreuves. Est-elle complètement folle ou victime d’une machination ? Ment-elle ou est-elle une victime incomprise et totalement seule ?

Vous allez me dire que le doute sur la folie/raison d’un personnage, c’est du déjà vu et vous aurez raison. Sauf que ce n’est pas toujours bien fait. Ici, c’est bien mené et sur le long terme puisque comme je vous l’ai dit plus haut, le roman est loin d’être court.

Le roman comporte également son personnage masculin fort, Alexandre Gomez, flic au bout du rouleau et qui a lui aussi eut sa part de malheurs. A priori, il est lui aussi peu agréable, agressif, bordeline mais il a un côté « homme rude au grand cœur » qui ne peut que toucher.

Leurs deux histoires, racontées en parallèle pendant une grande partie du roman, vont finir par se catapulter pour le meilleur mais surtout, pour le pire…

En quelques mots,

Vous l’aurez compris : Juste une ombre a été une excellente lecture. Une lecture dont il est difficile de parler, de peur de trop en dire ! Si vous aimez l’auteure, vous ne pourrez que succomber à ce roman. Si vous ne connaissez pas l’auteure, vous pouvez parfaitement commencer par celui ci car il démontre très bien son talent ! Âmes sensibles, s’abstenir…

9 comments

  1. A-Little-Bit-Dramatic says:

    Contente de voir que ta lecture de mars t’a plu ! Je ne lis pas de thrillers contemporains, même si j’adore les romans policiers sur fond historique, donc je ne connais Karine Giebel que de nom. 😉 Mais apparemment, elle a beaucoup de succès et son univers a l’air particulier et intéressant.

    J’espère que ta lecture d’avril te plaira tout autant !
    A-Little-Bit-Dramatic Articles récents…In My Mail Box – Mars 2018My Profile

Laisser un commentaire

CommentLuv badge