Critique Journal d’une femme de chambre

Sortie : 1er avril 2015

Nous sommes en province, début 20ème siècle. Célestine, jeune femme de chambre, débarque chez la famille Lanlaire. Madame est très stricte. Monsieur lui court après. Et il y a aussi Joseph, employé lui aussi, qui l’ignore mais qui la fascine d’autant plus.

Je n’ai pas lu le roman d’Octave Mirbeau, ni vu la célèbre adaptation de Luis Buñuel avec Jeanne Moreau (1964). Malgré tout, j’avais très envie de voir Journal d’une femme de chambre version 2015.

Verdict ?

Ayant finalement trouvé le film assez décevant, je ne peux pas vous conseiller un film auquel je n’ai pas pu accrocher.

Bizarrement, j’ai trouvé que l’histoire, assez plate dans son ensemble, ne démarre jamais vraiment. Elle racontée de manière très très fragmentaire ce qui la rend longuuuuue à mourir. Je déteste les films morcelés, hachés, sans fil conducteur : j’ai toujours du mal à accrocher sur la durée. Surtout qu’avec du recul, certaines scènes semblent être finalement sans réel intérêt.

La mise en scène m’a parue lourde, pas moderne (avec ses mouvements de caméra étranges…) et finalement assez proche de celle d’un (bon) téléfilm. On sent malgré tout qu’on a apporté beaucoup d’attention aux costumes des différents personnages et aux décors intérieurs.

Malgré tout, j’ai aimé le personnage joué par Léa Seydoux qui se moque de ses patrons et ironise constamment sur leur petite vie et leurs petites habitudes de privilégiés. Elle oscille constamment entre soumission et rébellion sans jamais choisir.

Les thèmes du film sont également intéressants et concernent principalement la condition difficile des domestiques, les maîtres abusifs et bien trop dominateurs (« et vas-y que je te considère comme mon esclave (sexuelle) dès que j’ai envie de te sonner »)… Néanmoins, impossible pour moi de m’apitoyer pour Célestine : je l’ai appréciée sans m’attacher pour autant. Son parcours pas plus que ses rêves d’ascension sociale n’ont éveillé la moindre compassion chez moi.

Quant à Vincent Lindon, j’avoue que j’ai détesté son personnage ainsi que sa manière de l’interpréter. Il bougonnait tellement que je n’ai compris qu’un mot sur deux.

Pour finir, moi qui croyais que Journal d’une femme de chambre était une histoire sulfureuse et un érotisme sombre. J’ai malheureusement été plutôt hermétique à l’apparente sensualité de Léa Seydoux que j’apprécie de moins en moins au cinéma.

Je m’attendais vraiment à voir un film passionnant mais peut-être que je me faisais une mauvaise idée de l’histoire ? J’ai été assez déçue, on l’aura compris. Je ne sais même pas quoi dire de plus. Après le flop de 3 cœurs, Benoît Jacquot me déçoit encore. J’avais pourtant vraiment beaucoup aimé Les adieux à la reine dans lequel Léa Seydoux avait encore l’un des rôles principaux.

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