Critique Je peux très bien me passer de toi, Marie Vareille

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L’histoire

Chloé et Constance ont à peu près le même âge et quelques soucis à gérer leur vie amoureuse respective. Si la 1ère passe son temps à re-coucher avec son ex (dont elle est pourtant séparée depuis 2 ans), la seconde vit un vrai désert sentimental depuis de longs longs longs mois. En gros, Chloé couche avec tout ce qui passe et Constance, avec personne. L’une opte pour la séduction « agressive », l’autre préfère traîner chez elle à lire du Jane Austen. Conscientes de leurs échecs respectifs, elles passent un pacte : elles ont 6 mois pour changer leur vie. Constance va devoir se réveiller et surtout, coucher le 1er soir avec un mec pour sortir de son « no sex land » et Chloé va devoir faire vœu d’abstinence durant la même période. Pour mettre toutes leurs chances de leur côté, Constance s’inscrit à des cours de séduction et Chloé quitte Paris pour la Gironde.

Mon avis

Bien sûr, Je peux très bien me passer de toi est une lecture très girly. C’est écrit par une fille d’aujourd’hui pour les filles d’aujourd’hui (enfin j’imagine que le lectorat est principalement féminin). Cela parle d’hommes, de réseaux sociaux, de chaussures et de ces frustrations typiquement féminines que nous connaissons toutes (plus ou moins). En gros, si vous êtes allergiques à ce genre d’univers et aux références qui y sont associées, passez votre chemin !

Pour ma part, j’ai bien apprécié ce roman car je l’ai trouvé hyper frais, souvent drôle et contrairement à ce que je pouvais appréhender, pas du tout mièvre.

Du coup, je peux dire que j’aime bien la plume de Marie Vareille, elle est très agréable à lire. Je peux très bien me passer de toi est donc un roman pour filles de qualité. L’auteur a le sens de la formule et ne manque assurément pas d’humour. Certains passages sont mémorables et les dialogues, réalistes, spontanés.

Le récit est donc très vivant et s’organise entre nos deux héroïnes, Constance s’exprimant par l’intermédiaire de son journal intime.

J’ai trouvé que Constance et Chloé étaient traitées d’égale à égale, qu’aucune ne prenait l’ascendant sur l’autre et que les deux personnalités étaient plausibles et bien mises en scène. Les personnages secondaires ont également leur intérêt, leur caractère… c’est un véritable univers qui se met en place devant nos yeux. En cela, le roman est réussi.

Si je devais émettre quelques critiques, je dirais que l’histoire traine peut-être un peu en longueur sur la fin et que certaines choses sont prévisibles (bien que d’autres m’aient paradoxalement surprise). Mais bon, ces bémols viennent peut-être du fait que je ne suis pas la cliente parfaite pour ce genre de littérature (comprendre : ce n’est pas forcément ma tasse de thé à la base, je suis plutôt polars maintenant). Du coup, j’ai peut-être tendance à trouver des défauts là où il n’y en a pas vraiment.

Bref, si vous avez envie d’une lecture pleine de bonne humeur, je vous conseille ce roman. Vous passerez forcément un bon moment.

4 comments

  1. sanasan says:

    Ben tu vois là tout de suite ça me tente bien! Hier Hamy du blog Hamysoitil a réussi à me convaincre de lire le roman « Captive in the dark » (après un trèssss long échange en mp) un roman sur lequel je ne me serais jamais attardé (viols, soumission, traite des enfants, etc…) Beurkkkk mais elle me l’a vendu d’une telle manière que je l’ai noté dans ma futur pal… Bon ceci dit c’est avant tout l’histoire de Constance qui m’interpelle ici 🙂
    sanasan Articles récents…La couleur du lait de Nell LeyshonMy Profile

    • Audrey says:

      En effet, ça a l’air sordide comme histoire ! J’avoue que moi non plus, je ne me dirige pas naturellement vers ce genre de roman… même si je reconnais que cela peut être très bien écrit quand même !

      Là, tu verras si tu le lis, c’est un livre très bon enfant, idéal pour se détendre ! Cela aurait fait une très bonne lecture d’été d’ailleurs !

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