Critique Il était temps

Sortie : 6 novembre 2013

 

Il était temps fait partie des films que j’ai regardé dans l’avion au retour de New York. Je me rappelais très bien de sa sortie ciné et de sa bande annonce qui ne m’avait vraiment, mais alors vraiment pas fait envie. J’imaginais un film mièvre, une romance à la mord moi le nœud et j’ai, au contraire, découvert un film absolument charmant.

Tim Lake a 21 ans et il vient d’apprendre que, comme tous les hommes de sa famille, il a la capacité de voyager dans le temps. Grâce à ce don tombé du ciel, il décide de rendre sa vie meilleure. Un cafouillage pendant la soirée du réveillon ? Hop, un retour dans le passé et c’est réparé ! Un soir, après pas mal de galères amoureuses, il rencontre la jolie Mary dont il tombe immédiatement amoureux. Malheureusement, un voyage dans le temps va effacer cette rencontre. Tim va devoir multiplier les voyages dans le temps pour que leurs chemins se rencontrent à nouveau. A présent heureux en amour, Tim ne sait pas encore que ces retours dans le passé ont leur limite et qu’ils ne lui épargneront pas les peines et les chagrins qui sont le lot de chaque humain.

Je n’avais pas vu Rachel McAdams dans un film depuis le désastreux Passion mais j’ai été contente de retrouver son sourire mutin dans un film qui en valait la peine. La présence de Bill Nighy, dans le rôle du père, était également une très bonne surprise car j’aime beaucoup cet acteur très british. Ça, c’était côté casting.

Côté histoire, Il était temps est délicatement original et fantastique sans flirter avec la science fiction pour autant. Avouons-le, avoir le pouvoir de remonter dans le passé doit être, au moins au départ, un pouvoir providentiel, surtout quand on est maladroit et un peu coincé comme Tim. Cet aspect de l’histoire permet de profiter de scènes plutôt marrantes où l’on voit le protagoniste essayer de réparer les ratés de sa vie mais également de celle de ses proches.

Mais Il était temps parle surtout d’amour et de rapports familiaux avec sensibilité et jamais tomber dans le niais ou le mièvre, ce dont j’avais peur. L’histoire d’amour entre Tim et Mary est finalement très mignonne et touchante. Le film évoque également la question de la relation père/fils  et donc, de la transmission. Là encore, c’est plutôt touchant, pas trop superficiel sans être trop philosophique pour autant.

A la foi futé, astucieux, drôle et plein de gravité, Il était temps est un film très plaisant qui ne laissera peut-être pas un souvenir impérissable, certes, mais dont on se souviendra par bribes. Je regrette une seconde partie un peu trop dramatique. Certes, elle sert le récit grâce à son aura très mélancolique mais j’aurais préféré que l’on continue dans le comique. La mise en scène, les acteurs et les dialogues, absolument brillants, font donc partie de ses nombreuses qualités.

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