Critique Igby

Sortie : le 7 mai 2003

Je connaissais déjà bien Maccaulay Culkin, j’avais croisé plusieurs fois Rory Culkin mais je n’avais pas encore vu de films avec le 3ème frangin, Kieran. Sachant qu’il était plus cantonné aux comédies que ses deux frangins (bien que le premier ne fasse plus grand-chose…), j’ai décidé de jeter un œil à sa filmographie et j’ai choisi Igby goes down. Comme dans plusieurs autres films, Rory Culkin joue son personnage plus jeune, un rôle qu’il a parfois tenu pour son frère Maccaulay, en son temps.

J’avais lu tout et n’importe quoi sur Igby : que c’était un film longuet et vide de sens, qu’il était hilarant et génial… J’avais envie qu’il me plaise mais je ne savais pas vraiment ce que j’allais trouver.

Ce film nous raconte la vie d’un adolescent de 17 ans. Cela fait longtemps qu’il ne compte plus sur son père, ce dernier ayant pété les plombs quelques années plus tôt. Sa mère, un monstre d’égoïsme, n’a réussi qu’à lui inspirer de la haine. Quant à son grand frère, Oliver, il est premier en tout et récolte les éloges de tous mais c’est un salaud. Ayant comme toujours été expulsé de son lycée (il a testé tous les établissements de la côte Est), Igby fugue et fonce à New York pour squatter le loft de son parrain, D.H.

Vous l’aurez peut-être compris, Igby nous dresse le portrait d’une famille haute en couleurs et dont les différents membres sont tous moins fréquentables les uns que les autres. Nous sommes pourtant chez des gens qui ont de l’argent, de l’éducation et des manières… mais cela ne les empêche pas de se tirer dans les pattes.

L’histoire m’a évidemment fait penser à L’attrape cœurs de Salinger. Soit l’histoire d’un adolescent qui, après s’être fait renvoyer de son lycée, fuit et se cache dans les méandres de New York. Je pense d’ailleurs que je ne vais pas tarder à le relire…

Tout au long du film, on suit les pérégrinations d’Igby qui cherche à fuir la pression parentale et à s’affirmer aux yeux d’un monde qui le prend encore pour un gros gamin… Certaines scènes sont extrêmement drôles, d’autres mettent un peu mal à l’aise mais comme tout est toujours tourné à la dérision, rien n’est jamais pesant ou déprimant.

En somme, Igby est un film qui s’adresse aux spectateurs aimant l’humour noir et le cynisme… ces derniers étant tous deux incarnés en la personnalité d’Igby, un adolescent insolent qui ne semble avoir du respect pour personne… Mais qui, autour de lui, mérite finalement le respect ? Pas grand monde… Cela dit, il a beau être impertinent avec tout le monde, il n’en reste pas moins attachant et très sympathique à nos yeux. Il a encore la force et surtout, la jeunesse nécessaires, pour se révolter et cherche à tracer sa propre route, coûte que coûte.

Tout au long du film, on croise évidemment de nombreux personnages secondaires incarnés par Susan Sarandon, Amanda Peet, Ryan Philippe… J’ai particulièrement aimé le personnage de Sookie, interprété par Claire Danes, une actrice que j’adore depuis les plus sombres années de mon adolescence.

Voilà, je conseille donc Igby à ceux et celles qui aiment les petits films sans prétention, sans intrigues folles mais avec des personnages hauts en couleurs et des scènes aussi émouvantes que drôles.

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