Critique Her

Sortie : 19 mars 2014

J’avais très envie de voir Her car en plus d’adorer Joaquin Phoenix et Scarlett Johansson, j’en avais entendu beaucoup de bien partout sur la toile.

Nous sommes à Los Angeles, dans un futur (plus ou moins proche). Theodore Twombly est inconsolable suite à la séparation d’avec sa femme. Pour s’occuper, il fait l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne qui a une particularité : il s’adapte à la personnalité de chaque utilisateur. C’est ainsi que nait Samantha. Drôle, intelligente, spirituelle, elle n’est qu’une voix mais va vite devenir beaucoup plus pour Théodore. S’ils tombent amoureux, les désirs et aspirations de Samantha sont de plus en plus étendus et mettent à mal une relation déjà difficile à construire et à vivre.

Je ne sais pas ce qu’il faut en tirer ou en comprendre mais je considère que Her est avant tout une fable amère sur la solitude (bien qu’elle soit racontée sans cruauté, mais avec lucidité). Esseulé, complexe et très sensible, Theodore est un être mélancolique qui souffre suite à l’échec d’une relation amoureuse importante pour lui. Incapable de tourner la page, il se recroqueville sur lui-même et paradoxalement, c’est Samantha (un produit qu’il a acheté comme on achète de la lessive) qui va crever sa bulle. Le film réussit à donner corps à une relation virtuelle impossible et à nous y faire croire (enfin plus ou moins, selon la sensibilité de chacun (j’y reviendrai en fin de critique)). Mais quelle bonne idée ! Papoter avec un être virtuel créé pour te plaire et bien s’entendre avec toi… difficile de ne pas sombrer et de ne pas lui accorder tout ton temps. J’ai donc bien aimé le début du film et la découverte de cet univers futuriste.

Captivant et très intéressant pour moi qui aime la science fiction par petites touches, le décor est donc lui aussi  pour beaucoup dans le charme de Her. Coloré (mais en même temps très froid, presque irréel), original, proche et en même temps différent de notre quotidien, il avait quelque de sophistiqué d’un point de vue visuel.

Évidemment, avec ses 2h05, Her comporte quelques longueurs. Elles sont réelles, elles auraient peut-être pu être évitées mais à mon avis, elles ne sont pas si terribles que ça. Évidemment, le rythme flanche de temps en temps, l’histoire plane quelque peu, les péripéties sont moins nombreuses mais l’ennui n’est pas forcément là pour autant. Finalement, l’histoire entre Theodore et Samantha aura été très classique passant par une rencontre, un rapprochement, une bonne période suivie d’une rupture.

En bref, j’ai vraiment aimé Her et il aurait vraiment été dommage de passer à côté. Theodore Twombly est un homme ordinaire mais dont la condition et les rêves sont très touchants. Malgré tout, je n’ai pas ressenti cette fameuse « claque » à laquelle je m’attendais. Peut-être que je n’ai pas été touchée par l’histoire autant que j’espérais l’être. Je n’ai pas été troublée et boulversée. Sans doute parce que, malgré un certain effort mental, tomber amoureux d’un programme informatique me semble trop fou pour que mon empathie se déclenche. Hyper inventif (puisqu’il va au bout de ses idées), très beau avec malgré quelques longueurs, Her est malgré tout un film à voir.

2 comments

  1. Aurore says:

    J’ai sensiblement le même avis, c’est un beau film, même s’il traine trop en longueur et le sujet en lui même est original. Sans compter que j’aime tjs autant Joaquin Phoenix !

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