Critique groupée : Le juge – Post Partum – Mille Millièmes – Indochine – Papa was not a rolling stone – The runaways – Mr Turner

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Papa was not a rolling stone (8 octobre 2014)

L’histoire : années 80. Stéphanie va passer son bac et a grandi à La Courneuve entre une mère absente et un beau père violent et peu sympathique. Bien qu’elle soit bien intégrée au sein de son petit univers, elle souhaite plus que tout sortir de la cité et enfin prendre son envol.

 Mon avis : Papa was not a rolling stone est un film autobiographique. Soit. On s’en fout. Pour le côté positif, je dirais que ce film est une comédie agréable, pas forcément originale. Elle traite d’une adolescente un brin intello, qui rêve de faire des études et surtout, de ne pas reproduire le schéma parental. Pour l’anecdote, elle voue un vrai culte à Jean Jacques Goldman ! A part ça, le film est quand même un brin cliché et j’ai souvent trouvé que les acteurs sonnaient faux (les jeunes, surtout) et que leurs dialogues étaient incompréhensibles. On sent que le tout se veut sincère mais le film manque franchement d’enjeux. J’ai frôlé l’ennui et je ne regrette pas de l’avoir loupé au ciné.

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Indochine (1992)

L’histoire : nous sommes dans les années 30. Eliane Devries dirige une plantation en Indochine. Des années auparavant, elle a adopté Camille, une princesse annamite orpheline dont elle connaissait bien les parents. Toutes les deux vont tomber amoureuse de l’officier Jean Baptiste… c’est aussi à cette époque que les premiers attentats anti-français commencent…

Mon avis : j’avais vu ce film des années auparavant. Au fur et à mesure, l’histoire m’est donc revenue. Je trouve que ce film, malgré sa longueur (2h30) et son grand âge (23 ans), reste très agréable à regarder. Il y a un beau casting (dont un Vincent Perez qui fait vraiment jeunot), de beaux paysages naturels, un exotisme évident… Bien sûr, c’est très classique, très romancée et peut être parfois un peu cliché mais Indochine reste un  beau film des années 90.

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Mr Turner (3 décembre 2014)

 L’histoire : les dernières années du peintre J.M.W Turner. Renommé dans tout le pays, parfois moqué, il voyage souvent et fréquente l’aristocratie. La mort de son père va le faire se replier sur lui-même mais ce n’est pas pour autant que ce passionné arrêtera de peindre, loin de là…

Mon avis : 2h30 de film. 2h30 d’un beau film chiant. Oui, tout ça en même temps ! La reconstitution de la vie du peintre Turner (la trivialité de son existence vs le lyrisme et la beauté de ses tableaux, sa solitude, ses choix sans concessions…), les paysages, l’ambiance de l’époque, les décors intérieurs… tout semble agencé au millimètre près, c’est beau et on plonge vraiment dans le 19ème siècle de Turner. Belle lumière, réalisation académique, très bons acteurs mais carrément longuet ! C’est un peu « sec », un peu revêche… Et puis ce sont les dernières années d’un peintre…c’est forcément triste et morose car la vieillesse et la mort sont des personnages à part entière. J’ai été intéressée, certes, mais j’en suis ressortie avec une drôle d’impression.

affiche-du-film-the-runaways-stewart-fanningThe Runaways (2010)

 L’histoire : ce film revient sur la formation du groupe des Runaways, célèbre groupe de glam rock féminin. Originaires de Los Angeles, Joan Jett et Cherie Currie se rencontrent dans 1975. Grâce à leur imprésario, Kim Fowley, elles vont déchaîner les foules avec leur groupe.

Mon avis : Dakota Fanning et Kirsten Stewart sont les deux principales héroïnes d’un film qui, sans me passionner à 200%, m’a bien divertie. C’est très rock, très foufou, très musical (forcément) et parfois, ça flirte presque avec le documentaire. On suit la naissance d’un groupe de filles mais surtout, on s’attarde sur les destins individuels de chacune, sur leurs rêves et leurs univers familiaux. J’adore les films qui se passe aux états unis durant les années 70 donc je ne peux pas vous dire que je me suis ennuyée et ce, même si je ne suis pas du tout fan du groupe en question.

Post-Partum-affichePost partum (date de sortie inconnue)

L’histoire : Luce et Ulysse tiennent une clinique vétérinaire. Ils s’aiment et vont avoir une petite fille. Mais après l’accouchement, rien ne se passe comme prévu : Luce perd pied devant ses nouvelles responsabilités de mère. Elle est convaincue que sa fille pleure pour la prévenir d’une menace.

Mon avis : je n’ai pas été 100% convaincue par Post Partum mais ce film a quand même eu le mérite de m’intéresser et surtout, de me mettre vraiment mal à l’aise à de multiples moments. J’aime qu’on me malmène ainsi. Le personnage de Luce est campé par Mélanie Doutey, une actrice que j’ai toujours aimé et qui nous livre là une prestation vraiment inspirée… Elle doit littéralement corps à cette femme torture entre ses désirs de maternité et l’impossibilité d’assumer son nouveau rôle de mère. La dépression post partum m’a semblée poussée à l’extrême mais voir un tel sujet traité au cinéma (alors que c’est encore vraiment tabou dans notre société) a quand même quelque chose d’admirable.

5419b4d24c8c0Le juge (22 octobre 2014)

L’histoire : Hank Palmer, avocat renommé, revient dans la ville de son enfance suite au décès de sa mère. Son père, juge, est soupçonné de meurtre. Malgré des rapports extrêmement conflictuels, Hank décide d’aider son père et renoue peu à peu avec sa famille.

Mon avis : je n’avais pas voulu voir ce film au cinéma à cause de sa longueur (2h21) et puis, un soir, j’ai sauté le pas et j’ai finalement beaucoup aimé. Certes, ce film est très très classique et sans doute un poil trop long (comme la plupart des films qui font plus de deux heures) mais l’histoire est malgré tout bien menée et j’ai aimé découvrir cette famille torturée. J’ai trouvé les personnages intéressants et bien écrits et n’ai pas été contrariée par le côté très « américain » des retrouvailles familiales un peu mélo. J’ai lu dans certaines critiques que le film était moralisateur. Je n’ai pas compris pourquoi ! J’ai passé un bon moment de cinéma même s’il ne restera pas inoubliable pour autant.

afficheMille Millièmes (2002)

L’histoire : la vie et les embrouilles d’une copropriété située au 28 rue des Oursins. Ils vivent dans le même immeuble mais entre eux, c’est surtout chacun pour sa gueule !

Mon avis : ce petit film français est aussi regardable qu’insignifiant. Nous suivons la vie des différents propriétaires, notamment lors des assemblées générales. Ils ont tous des âges différents, des avis différents, des origines différentes… Guillaume Canet et Raphael Personnaz sont présents au casting mais trop peu à l’écran ! Le tout est sympa, mais sans plus. On peut largement s’en passer mais pour un soir de fatigue, c’est correct.

5 comments

    • Audrey says:

      Comme tu le regarderas chez toi, ça change tout ! Il suffit juste de te trouver un créneau… certains soirs, je préfère quand même largement regarder des films plus courts !

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