Critique groupée en mode Thomas Vinterberg : It’s all about love – Dear Wendy

Si j’ai vu Festen au début des années 2000, voir Loin de la foule déchaînée au cinéma dernièrement m’a donné envie de découvrir d’autres films de Thomas Vinterberg. Mon choix s’est donc porté sur les deux longs métrages suivants :

affiche

It’s All About Love (2003)

Ce film a plus de 10 ans et il me semble que, malgré la présence de Joaquin Phoenix et Claire Danes, je suis passée à côté depuis des années. Ce film est une juste alliance entre romance et science-fiction. Romance, parce que Lena et John, même s’ils sont sur le point de divorcer, semblent toujours s’aimer. Il va même l’aider à se sortir d’une situation plutôt compliquée. Science-fiction parce que nous sommes dans un futur proche, un futur où les cadavres jonchent le sol newyorkais : les humains meurent de solitude et s’effondrent dans les centres commerciaux, les rues, les escalators et ce, dans l’indifférence générale.

Its all about love_3

Comme dans Festen, un complot familial se trame dans ce film. Au centre, une victime : la patineuse Lena. La première partie du film (disons les 40 premières minutes) est absolument excellente. Mystérieuse, oppressante, onirique, poétique même ! Il est évident que le réalisateur a souhaité proposer un film très beau, esthétiquement parlant et c’est vrai qu’il l’est. Malheureusement, sa beauté esthétique est un peu pompeuse, pas vraiment naturelle et va de pair avec des délires auxquels je n’ai pas réussi à adhérer. La dernière demie heure m’a paru extrêmement longue et j’en suis sortie très déçue !

35808Dear Wendy (2005)

Dick a 18 ans et vit dans une pauvre petite ville minière où les loisirs sont plutôt limités. Un jour, il acquière un petit revolver qui le fait complètement craquer, malgré ses convictions profondément pacifistes. Il va convaincre d’autres jeunes désœuvrés de sa ville de fonder avec lui le club secret « Les Dandys ». Ils adorent leurs armes mais attention : sous aucun prétexte ils ne doivent les dégainer.

dearwendy1

Dear Wendy est, à l’origine, un scénario de Lars von Trier. Sa réalisation a pourtant été confiée à Thomas Vinterberg, allez savoir pourquoi. Du coup, le film obtenu est assez difficile à définir et je serai bien en peine de vous dire quel est l’impact de l’un ou l’autre (Vinterberg et Lars von Trier, j’entends) sur le résultat final. Le fait est que pour aimer voir ces jeunes dandys se passionner pour leurs armes (qu’ils appellent leurs partenaires) tout en ayant des discours pacifistes, il faut avoir un sacré sens du contraste.

Vous vous doutez bien qu’à partir d’un certain moment, les choses vont forcément dégénérer…. Evidemment, j’ai bien compris que Dear Wendy est une critique de la « culture des armes » bien ancrée dans certaines sociétés mais je trouve la façon de faire passer le message, plutôt maladroite. Et puis pas vraiment captivante. A mes yeux, l’intrigue tourne vite à vide et l’action peine à venir…

Dommage ! J’avais vraiment aimé les personnages de Dear Wendy et j’aurais aimé une histoire qui les mette mieux en valeur.

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