Critique Godzilla

Je n’avais pas spécialement envie de voir Godzilla. Je n’étais pas forcément contre. Bref, je me suis armée de mes lunettes 3D et j’ai essayé de supporter l’un des films qui m’a le plus ennuyée dernièrement. Il faut dire qu’en plein milieu, j’ai eu un gros coup de fatigue. Pourtant, nous étions samedi après midi et je ne sortais pas d’un japonais à volonté. Je ne pense donc pas que la digestion était en cause. Bref, mon avis sera forcément un peu mitigé.

L’histoire, vous la connaissez déjà. Le fameux monstre japonais imaginé par Ishirō Honda est de retour. Va-t-il nous jouer un mauvais tour ?

Gareth Edwards est aux commandes cette fois et je dois bien avouer que j’avais beaucoup aimé son premier film, Monsters, très beau, inquiétant et terriblement contemplatif à la fois. Si je devais commencer par les points qui m’ont plu dans Godzilla, je pourrais dire que les effets spéciaux sont franchement bien foutus, que les bêbêtes sont bien foutues aussi et que certaines scènes sont bel et bien impressionnantes et flippantes pour les petits spectateurs que nous sommes. Question images, c’est donc totalement convaincant.

Le souci c’est que l’intrigue, le scénario quoi, est sans intérêt aucun. Comprendre : côté histoire humaine, ça sonne creux. Les acteurs mis sur le devant de la scène sont passables (Elizabeth Olsen, mais que fais-tu dans cette galère ?). ça dégouline de bons sentiments, c’est mélodramatique (cf toutes les scènes qui mettent en scène le mari courageux, la femme pleureuse et le petit garçon un brin paumé). Les héros militaires, moi j’aime pô ! Le film a le culot de durer deux (longues heures) et Godzilla, vous le croirez ou non, n’apparait finalement que très peu à l’écran (il semble bien trop occupé à courser les deux mutants qu’il souhaite éradiquer de la planète, le coquinou). Tiens, puisqu’on parle de disparitions inopinées, c’est également le cas Juliette Binoche et de Bryan Cranston qui brillent finalement par leur absence alors que moi, pauvre petite créature naïve, je pensais passer un bon moment en leur compagnie…

On l’aura compris, Godzilla est un film à grand spectacle qui m’a anéantie par ses longueurs et surtout par ses clichés typiquement américains qui me donnent généralement envie de mettre mes doigts au fond de ma gorge et de vomir, tout simplement.

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