Critique Funny girl, Nick Hornby

J’ai reçu Funny Girl dans le cadre de l’appel aux lecteurs des éditions Stock. Donc merci pour la découverte ! J’ai un peu traîné pour le lire mais je l’ai fait ! 

Ce roman à la jolie couleur bien flashy commence en 1964, dans la station balnéaire de Blackpool. Barbara Parker n’a pas 20 ans et rêve de fuir sa petite ville. Voilà pourquoi cette reine de beauté rend subitement la tiare qu’elle vient de remporter : hors de question de passer une année de plus dans ce bled pourri !

Barbara est blonde et belle mais elle ne rêve pas de jouer les femmes fatales à la télé, non ! Ce qu’elle veut, elle, c’est faire rire comme Lucille Ball, son idole. Sous le nom de Sophie Straw, elle débarque à Londres et va essayer de se faire une place dans l’univers de la télé et des séries.

Et dieu sait que les choses vont être compliquées car, le monde machiste dans lequel elle évolue la verrait plutôt faire les potiches dans la pub ! Malgré tout, tout tourne plutôt bien pour elle puisque sa série, Barbara (et Jim), conquiert 13 millions de téléspectateurs.

Ce que j’en ai pensé…

Bon. Si vous aimez les années 60, les séries et l’univers de la télé, vous allez être charmés par ce livre. Son petit charme rétro et la drôlerie de Barbara qui veut du rire et pas du glamour lui donnent une originalité et une fraîcheur plus qu’agréables.

Pour ma part, j’ai été un peu déstabilisée dans mes attentes de lectrice car je pensais que le roman allait nous parler du parcours de Barbara de A à Z. Vous voyez ? Or, l’auteur donne finalement la parole à d’autres personnages et notre héroïne disparait un peu derrière tout ça.  J’ai été déçue par le choix narratif de l’auteur qui a voulu donner une grande dimension à une histoire que j’imaginais…plus intime. J’ai trouvé qu’on se perdait en route et que le roman devenait, du coup, moins intéressant. J’ai aimé les débuts, moins la suite…même si la mise en scène de cette « famille de travail » reste malgré tout très honorable.

Malgré tout, j’ai aimé l’humour de l’auteur, le « gentil cynisme » qui plane sur tout son roman et la réflexion constante sur les métiers de la création, sur ce qui fait qu’une série trouve son public ou non. Sur le devant de la scène, les acteurs, bien entendu mais également les producteurs, les scénaristes, les critiques… personne ne sera oublié dans ce grand portrait d’une époque.

Funny Girl est intéressant car il parle de la culture populaire et des transformations de la société dans les années 60. Le style est vif, pétillant et j’ai aimé croiser des photos en noir et blanc tout au long de ma lecture. Mais bon, je n’ai pas été transportée pour autant.

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