Critique La faute de l’abbé Mouret, Émile Zola

bm_3461_795177L’histoire

Dans La conquête de Plassans, le tome 4, notre cher Serge Mouret disait vouloir rentrer dans les ordres. Ici, l’abbé, c’est lui. Il vit dans un petit village perdu dans le Midi de la France, et se consacre à 100 % à sa fonction. Il est un peu ermite, et surtout soumis à la maniaquerie de la vieille servante qui s’occupe de lui. Suite à une maladie, et à une amnésie, il se retrouve dans le Paradou, un grand parc qui fait office de nouveau jardin d’Eden. Là, vit la jeune et sauvage Albine.

Mon avis

La faute de l’abbé Mouret fait partie des Zola que j’ai toujours voulu lire. C’est un titre connu, l’histoire d’un homme d’église tenté par les choses de la chair… Je pensais que j’allais adorer mais dès le départ, ce livre m’a… saoulée ? Dégoûtée ? Pris la tête ? Agacée ?

Oui, un peu de tout ça en fait !!

La première partie, qui parle un peu du « travail » de l’abbé peut être intéressante car elle nous présente le comportement un peu étrange d’un homme qui oscille entre foi et fanatisme. L’abbé Mouret est quand même assez spécial comme prêtre, il voue un véritable culte à Marie et est plus ermite que sociable. Bon. Je me suis dit « ok, vivons la foi depuis l’intérieur de sa tête, c’est pas palpitant mais au moins, ça un fond intéressant ».

Puis je suis arrivée à la seconde partie, à la « relation » entre Albine et l’abbé qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Sur les longues, très longues descriptions de végétaux. Sur les scènes sans intérêt et pourrait-on dire, totalement mièvres. Sur le péché que nos deux personnages commettent. Tout ce qui se passe dans ce jardin abandonné est un VÉRITABLE CALVAIRE, n’ayons pas peur des mots !  C’est long et chiant. Trop contemplatif.

Sérieux Émile, qu’est ce qui s’est passé ? Ton œuvre est intemporelle mais ce volume-là en particulier semble sorti d’un autre âge et il est tout simplement indigeste même s’il est toujours aussi bien écrit, là n’est pas la question.

Dans un troisième temps, notre Serge est rejeté de ce jardin d’Éden. Confronté à la réalité de ses actes, il va forcément passer par de nouvelles épreuves. Mais j’étais tellement au bout du rouleau que je n’ai pas pu apprécier son cas de conscience et le dénouement de l’histoire.

En somme, une lecture difficile. On est loin du coup de cœur littéraire…

5 comments

  1. A-Little-Bit-Dramatic says:

    C’est intéressant de voir comment un même livre peut toucher différemment deux lecteurs…Si tu passes sur mon blog et que tu t’attardes sur ma chronique de ce livre, tu verras qu’elle est l’exacte opposée de la tienne… La Faute de l’Abbé Mouret est depuis presque dix ans de l’un de mes livres préférés, un livre culte que j’ai relu (trois fois) toujours avec la même émotion et le même enthousiaste… ! !
    Mais je comprends aussi ton sentiment et que l’atmosphère du roman ne puisse pas toucher tout le monde…l’univers de Zola est définitivement très particulier mais ça fait longtemps maintenant que je suis séduite donc je ne suis pas très objective ! ^^
    A-Little-Bit-Dramatic Articles récents…Challenge Goodreads 2017My Profile

    • Audrey says:

      On a tous nos petits chouchous… Je sais que, par exemple, en grande fan des Liaisons dangereuses, je l’ai lu et relu avec plaisir à une époque alors que d’autres l’ont en horreur ! Même chose pour Germinal, mon Zola préféré que je suis capable de te vendre comme si c’était le plus beau roman de la planète alors que d’autres le trouveront carrément glauque… On ne peut pas craquer à chaque fois mais je respecte complètement ton intérêt pour ce tome.

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