Critique Exigence de l’ombre – Catulle Mendès

Note : 2.5/5

Pourquoi cette lecture : J’ai beau avoir décroché un master 2 de Lettres Modernes, je n’avais jamais étudié la moindre œuvre de Catulle Mendès, un écrivain et poète connu et faisant partie des fondateurs du Parnasse, ce fameux mouvement poétique apparu au milieu du 19ème siècle. Si je me suis décidée à acheter le bouquin, c’est après avoir lu quelques poèmes du monsieur, particulièrement beaux et bien écrits. Après quelques recherches, j’ai découvert qu’Exigence de l’ombre (et autres contes cruels) se trouvait dans la lignée des œuvres surnaturelles et fantastiques de Maupassant, d’Edgar Poe ou de Théophile Gautier dont Cattule épousera la fille.

Ce que j’ai aimé : Exigence de l’ombre et autres contes cruels se compose de neuf nouvelles différentes et de longueurs à peu près identiques, ce qui permet d’avoir une lecture bien régulière. J’ai toujours trouvé ça très désagréable de lire des recueils où une nouvelle peut faire 2 pages alors que la suivante en fera plus de douze (oui j’aime bien râler pour des broutilles). Au fil des pages, l’auteur nous plongera dans une atmosphère étrange, un peu oppressante, un peu folle où les personnages perdent la raison…ou croient la perdre. On se promènera avec crainte du jeune marié qui croit coucher avec le fantôme de sa première fiancée décédée depuis, à l’homme qui est sur le point de se faire guillotiner.

On ne peut nier : Le possédé, La nuit de noces et les autres… sont des nouvelles bien écrites (on sent que chaque mot a été travaillé, pensé avec précision et sensibilité), surtout très cyniques (notamment sur le sentiment amoureux) et mettent en scène des fantômes et autres bruits mystérieux. La première d’entre elles, Exigence de l’ombre, surprend particulièrement de par son thème et sa narration avec une fin qui s’éclaircit au fur et à mesure de la lecture, mais non moins surprenante. L’horrible idylle restera vraiment ma préférée : romantique et extrêmement violente à la fois.

Ce que je n’ai pas aimé : Je n’ai pas retrouvé le bonheur que j’avais pu ressentir en lisant Poe et Maupassant. Aucune de ces nouvelles ne m’a glacé le sang ou fait sourire en coin. Ces histoires sont cruelles à leur manière mais restent décevantes tant le contenu est frustrant pour le lecteur avide de sensations fortes. L’auteur se serait-il joué de nous ?

En bref : Exigence de l’ombre est un recueil bien écrit mais je reste plus sensible à la poésie de Mendès qu’à ses nouvelles fantastiques que j’ai trouvé un poil ennuyantes.

One comment

  1. zofia says:

    Je ne connaissais pas du tout cet auteur, bon après tout je ne suis pas hyper fan de poésie. Dans le genre, j’avais lu La dimension fantastique (1 et 2) où c’est une anthologie sur le thème du fantastique, c’était parfois inégal mais plutôt avec beaucoup d’auteurs différents.

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