Critique Du vent dans mes mollets

Sortie : 22/08/2012

Note : 2.5/5

 

Le résumé : Années 80. Rachel a 9 ans. Elle vit entre sa mère (ophtalmo, qui a tendance à cuisiner en quantités astronomiques et qui fait une fixation sur la préparation des boulettes) et son père (qui travaille chez Mobalpa et qui semble… plutôt bon à rien finalement). Bien sûr, sa grand-mère s’ajoute au tableau. Ancienne grande séductrice, elle s’est fait jeter de la maison de retraite pour avoir folâtré avec un monsieur qui n’a apparemment pas survécu à la chose… Tout ce petit monde aurait pu continuer à tourner ainsi mais tout change lorsque Rachel rencontre le chemin de Valérie, une gamine particulièrement malicieuse et intrépide.

Ce que j’ai aimé : Du vent dans mes mollets est un film drôle et poétique à la fois. Sa principale qualité ? Donner la parole aux enfants, et notamment à Rachel et Valérie, de manière crédible.

L’histoire est mignonne, le ton est sensible et parle des angoisses de l’enfance, des rapports de couple, de la communication entre les générations et des relations mère/fille souvent intenses et malheureusement, souvent conflictuelles également. Bien entendu, Du vent dans mes mollets, c’est avant tout une histoire d’amitié comme celles que peuvent vivre les petites filles… oui, ce film peut tout à fait rendre nostalgique de sa propre enfance.

C’est drôle et parfois cruel, référence aux nombreuses petites répliques qui font mouche et qui nous font sourire par leur côté impertinent et osé.

Le casting m’a paru également très  bien choisi, notamment en ce qui concerne les enfants qui jouaient particulièrement juste. J’adore Agnès Jaoui (et depuis quelques années, je suis quand même atterrée de voir à quel point elle est bouffie maintenant) et j’ai donc beaucoup apprécié de la retrouver dans le rôle de cette mère juive un peu trop protectrice et directive.

Ce que je n’ai pas aimé : Ce film dure 1h29 et pourtant, je l’ai trouvé long. Peut être parce qu’il ne s’y passe finalement pas grand-chose, sauf des scènes de vie, des petits moments volés… Pas vraiment de fil conducteur dans cette chronique familiale. L’apparition de Catherine, jouée par Isabelle Carré, une mère célibataire et séduisante, est traitée de manière très classique et si elle apporte un peu à l’histoire (notamment celle du couple), elle n’est quand même pas indispensable si l’on prend un peu de recul sur tout ça.

Je crois qu’au bout d’un moment, ces histoires enfantines ne m’ont pas captivées plus que ça. Je ne suis pas hostile au genre, j’avais par exemple adoré un autre film qui traite de l’enfance, Stella (même si l’héroïne est légèrement plus âgée). Mais dans Stella, il y a une ambiance, une certaine classe que je n’ai pas retrouvé dans Du vent dans mes mollets.

De plus, je n’ai pas vraiment accroché à la fin que j’ai trouvé inutile, bêtement dramatique… Il nous laisse sur une note triste alors que le reste était quand même assez léger. C’est quand même dommage.

En bref : Du vent dans mes mollets est un film estival très frais, très tendre avec des passages très mignons. On y trouvera aussi un peu de gravité avec l’omniprésence du thème de la mort (cf la fin + l’histoire du père qui, enfant, fit un passage par Auschwitz avec sa famille). Pas vraiment un coup de cœur (ajouté au fait qu’une bande d’imbéciles se sont amusées à foutre le bordel dans la salle pendant tout le film… à se demander ce qu’ils faisaient là).

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