Critique Que le diable soit avec nous, Ania Ahlborn

Publié le 8 février 2018 par les éditions Denoël, dans la collection Sueurs Froides, Que le diable soit avec nous est un roman d’Ania Ahlborn qui a été traduit par Samuel Sfez.

L’histoire

Deer Valley, Oregon. Le jeune Jude Brighton a disparu depuis trois jours. Les autorités commencent à perdre espoir, et la thèse d’une fugue laisse progressivement la place à des hypothèses plus inquiétantes. Malgré son jeune âge, Steve Clark, le meilleur ami de Jude, est bien conscient de cela. Grand fan de séries policières, il sait que chaque minute qui passe est capitale. D’autant plus que ce drame n’est pas le premier à frapper Deer Valley. Un jeune garçon a été retrouvé mort dix ans plus tôt, son corps atrocement mutilé. Sans oublier tous ces animaux domestiques disparus sans laisser de trace…
Lorsque Jude réapparaît de façon tout à fait inattendue, tous pensent que la vie va reprendre son cours. Mais Steve se rend vite compte que quelque chose ne va pas. Et si le garçon qui était mystérieusement ressorti des bois n’était pas vraiment Jude?

Mon avis

Je ne sais pas vraiment ce que j’ai pensé de Que le diable soit avec nous. Est-ce que j’ai beaucoup aimé ? Est-ce que j’ai été un peu déçue ?

J’ai tout d’abord trouvé les personnages assez caricaturaux. La famille de Steve avec le grand-frère méchant, la mère-victime et le beau-père super beauf et alcoolique… OK, c’est peut-être une réalité pour beaucoup de gens dans la « vraie vie » mais en littérature, cela fait un peu cliché à la longue.

De plus, la narration se distingue très vite par sa terrible lenteur. Si vous aimez les auteurs qui prennent leur temps, vous serez servis d’autant plus qu’il est difficile de savoir où l’auteur veut nous mener au cours de ces premiers chapitres. C’est un peu déroutant et pas forcément passionnant.

Que le diable soit avant nous, c’est avant tout l’histoire d’une disparition d’enfant. Les questions sont nombreuses. Pourquoi ? Où Jude peut-il bien être passé ? Y-a-t’il un maniaque qui rôde ? Est-il parti de son propre chef ? S’est-il perdu en forêt ?

Alors que l’absence de Jude n’inquiète pas grand monde (ce n’était pas un ado très aimé, ceci explique malheureusement cela), Steve, lui, est au bout du rouleau et veut mener sa propre enquête. C’est lui que nous suivons tout au long du roman. Lui qui nous permet de comprendre la situation et les problèmes étranges qui vont suivre.

Puis, le récit bascule dans le conte horrifique

… et c’est là que le roman devient intéressant.

Vous dire comment et pourquoi les choses basculent n’est pas mon but ici. J’ai lu des critiques qui en disaient BIEN TROP à ce sujet ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est plutôt bien fait, que les choses vont crescendo et que c’est assez troublant, effrayant, voire très effrayant pour les personnes les plus sensibles ou du moins, pour les personnes les plus sensibles aux images évoquées par l’auteure.

En quelques mots,

Que le diable soit avec nous est un roman dans lequel j’ai dû persister. Au final, je suis heureuse de ne pas avoir abandonné ma lecture car Ania Ahlborn nous propose en réalité un récit maitrisé, troublant et qui m’a laissé une impression délicieusement désagréable.

6 comments

    • Audrey says:

      Il a un petit truc particulier. Et ce n’est pas à un thriller ni un polar, plus une sorte de conte horrifique donc à la rigueur, il pourrait te plaire même si je sais que ce n’est pas ton genre de prédilection non plus.

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