Critique Le détective de Freud, Olivier Barde-Cabuçon [challenge destockage de PAL en duo]

L’histoire

Paris, 1911. Missionné par Sigmund Freud en personne pour enquêter sur la mort mystérieuse d’un confrère, le docteur du Barrail se lance dans une aventure où la vérité se cache loin en deçà des choses. Épaulé par Max Engel, un drôle de détective marxiste, et le sémillant psychiatre suisse Carl Jung, le jeune homme interroge les faits et sonde les esprits. Mais il ne peut s’empêcher de soigner aussi les âmes ! Trouvera-t-il la clé de cette énigme dont trois femmes semblent être les troublantes héroïnes ? Contre toute attente, le propre passé de du Barrail refait alors surface …

Mon avis

Vous le savez, car je le répète bien assez souvent, mais je suis particulièrement fan des polars historiques de l’auteur. L’été dernier, Actes Sud m’a envoyé (sans me prévenir mais c’était plutôt une bonne surprise !) la réédition de ce roman, paru en 2010. Coup de chance : malgré mon intérêt pour l’auteur, c’était le seul que je n’avais pas acheté et pas lu ! Je ne l’ai pas ouvert immédiatement pour autant parce que Freud, la psychanalyse dans tous ses états, le Belle Époque, tout ça… Ce n’est pas forcément ma tasse de thé. Du moins, pas ce vers quoi je vais en premier. Il a donc fallu un challenge pour le faire sortir de ma pal.

Je ne reviendrai pas sur les talents d’écrivain d’Olivier Barde-Cabuçon. Ses romans sont très bien écrits, très agréables à parcourir (qu’on soit fan de polar ou pas) et celui-ci ne fait pas exception à la règle même si je préfère évidemment lorsqu’il nous plonge en plein 18ème siècle.

Cette fois encore,grâce à ces connaissances sur l’époque et à la belle fluidité de la plume, l’immersion est totale et se met en place de manière très naturelle.

L’intrigue policière en elle-même tient parfaitement la route et quand tout se remet en place à la fin, on comprend que l’intrigue a une belle complexité. Cependant, dans les faits, elle ne m’a pas passionnée plus que cela, je l’avoue avec sincérité. Malgré la qualité de sa structure, elle n’a rien de particulièrement original et surtout, se déploie de manière tellement lente qu’arrivée au deux tiers du roman, je n’étais plus vraiment sur des charbons ardents. Voilà, en somme, on peut dire que mon intérêt pour la résolution de l’enquête s’est un peu émoussée au fil des pages car l’intrigue prend tour de détours à mon goût. Bien sûr, c’est subjectif et un lecteur moins « pressé » que moi, appréciera les subtilités du roman.

Pour rester dans cette idée de subjectivité, cette impression de lenteur tient aussi au fait que tout ce qui touche à la psychanalyse  ne m’intéresse pas vraiment. Cela ne me passionne pas, ne m’interroge pas. Pour autant, je vous rassure, l’auteur a réussi à vulgariser tout cet univers et les différentes méthodes de thérapie mentale (parce que la psychanalyse a beau être à ses débuts, ses premiers disciples s’affrontent déjà sur bien des points) sont parfaitement compréhensibles et accessibles à tous types de lecteurs (même les incultes, comme moi !).

En quelques mots,

Mêler polar historique et psychanalyse était un pari risqué. Et c’est là toute l’originalité du roman. Malgré ses qualités littéraires, il  ne m’a pas totalement convaincue. Disons que j’y revenais chaque soir avec plaisir mais sans impatience particulière. Et cela m’a fait un peu de peine car j’aime beaucoup les enquêtes de Vonay (quoi, je l’ai déjà dit ?) et j’espérais retrouver le même type de sentiment en découvrant ce roman. Je n’en déconseille évidemment pas la lecture, loin de là car j’ai aimé le décor et l’ambiance de ce roman. Comme toujours, l’auteur propose un univers très soigné. Je n’ai malheureusement eu aucun atomes crochus avec les différents personnages, masculins ou féminins, réels ou fictifs. Dommage !

Je n’en suis pas moins hyper enthousiaste à l’idée de découvrir bientôt le nouveau tome des aventures du commissaire aux morts étranges. Le Carnaval des vampires sort le 7 mars et je ne résiste pas à l’envie de vous publier la couverture !

8 comments

  1. zofia says:

    Ah Olivier Barde-Cabuçon je l’aime de plus en plus !!! 😉
    Je lirais celui-là plus rapidement que sa série Vonay je pense car comme c’est une histoire indépendante, y a pas vraiment d’ordre et contrairement à toi, j’aime vraiment beaucoup Freud, la psychanalyse tout ça !
    zofia Articles récents…Petit marathon expressMy Profile

  2. A-Little-Bit-Dramatic says:

    Tu m’avais conseillé sa saga historique qui se passe au XVIIIème siècle, que je n’ai toujours pas découverte mais je suis bien déterminée à le faire et vite ! ! 😉 Certainement dans l’année… Je vais d’abord commencer à ajouter le premier tome à ma PAL et on verra ensuite pour la lecture mais je suis très curieuse et je suis déjà presque sûre d’aimer ! 😉

    Je ne connais pas celle-ci, mais je me dis que, si jamais j’aime Le commissaire aux morts étranges, j’aimerais peut-être aussi celle-là, alors je la garde au chaud dans un coin de ma tête et dans mon carnet Wish-list… 😉 Voilà un auteur que je ne connais pas mais qui me tente énormément, c’est l’occasion de se lancer ! 😉
    A-Little-Bit-Dramatic Articles récents…La Femme au Temps des Cathédrales ; Régine PernoudMy Profile

    • Audrey says:

      Il vaut mieux commencer par Le commissaire aux morts étranges, en effet 🙂 Pour moi, c’est une très bonne saga historique mais je sais que certains la comparent avec une autre série de bouquins… que moi même, je ne lis pas. Nicolas Le Floch je crois. Apparemment, les fans de Parot trouvent moins d’intérêt à celle de cet auteur… Comme je ne connais pas, je ne me prononcerai pas mais j’aime beaucoup les personnages d’Oliver Barde Cabuçon 🙂

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