Critique Des vents contraires – Olivier Adam

Note : 2/5

Le résumé : La femme de Paul a disparu. Elle l’a laissé avec deux enfants et une vie à reconstruire. Où est elle passée ? Personne ne le sait et elle manque. Aux enfants, à Paul, à leur famille… Pour tenter de ne pas perdre pied, ce dernier déménage et revient à Saint-Malo, là où il avait ses habitudes et une partie de sa famille. Tout ce petit monde va essayé de jouer la comédie du bonheur mais tous savent qu’un petit rien pourrait tout venir déchirer…

Ce que j’ai aimé : J’ai découvert Olivier Adam comme tout le monde, avec le livre Je vais bien, ne t’en fais pas. J’avais beaucoup aimé. J’ai enchainé, il y a quelque temps, avec Un cœur régulier qui se passe au Japon et dont l’histoire m’avait quand même touché. Bref. On m’a prêté Des vents contraires. Je savais qu’il avait été adapté au cinéma peu de temps mais je ne l’avais pas vu. J’ai commencé le roman avec intérêt, séduite par l’ambiance, par le décor, par cette tentative de rester debout, fort et fier qui est incarnée par le personnage principal. La mélancolie bretonne qui transpire des lignes de ce roman a quelque chose de phénoménal… Et puis les histoires de personnes disparues me touchent, non pas parce que je me sens concernée mais j’arrive très bien à imaginer le désarroi de ceux qui restent…

Ce que je n’ai pas aimé : Pourtant…. Les romans d’Olivier Adam, ça commence à devenir franchement lourd ! Tout le monde est triste, tout le monde fait la gueule, tout le monde a un lourd fardeau à porter… Ok, ça on le sait, il suffit de mettre le nez dehors pour le deviner. Le poids de l’absence, des non dits, tout ça tout ça… L’histoire de ce roman a quelque chose d’étouffant et de routinier qui est peut-être voulu mais qui a eu raison de ma patience et de mo intérêt. De plus, impossible de m’identifier ou de me prendre d’affection pour Paul, le personnage principal. Il y a quelque chose qui n’a pas accroché entre lui et moi et c’est sans doute une des raisons de ma fuite… Car oui, j’ai abandonné le roman à la moitié. Cela ne fait pas de ma pseudo critique, un texte très constructif, je sais. Mais il y a tant de choses à lire, pourquoi attendre ? Pour terminer, je mettrais également en avant que je suis une fille qui n’aime guère les longs passages descriptifs….et ils sont des centaines dans Des vents contraires. Oh, Olivier Adam décrit merveilleusement bien les bords de côte, c’est franchement convaincant mais ma nature fait que je préfère l’action à la passivité de la description. Ça ne regarde que moi.

En bref : Des vents contraires est un livre qui, un temps, m’a fait croire que je n’aimais plus lire. Mon avancée dans l’histoire a été laborieuse si bien que j’ai laissé tomber et, même si ce n’est pas le pire roman du monde, j’avoue que je ne regrette guère… J’ai pourtant envie de voir le film, ne serait-ce que pour connaître la fin que je devine plus ou moins.

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