Critique Les Demoiselles d’Arisaig – Tome 1 : Daphné, Sarah M. CARR

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Je crois qu’on est toutes d’accord pour dire que la couverture est trop jolie, non ?

Résumé

Bienvenue à Arisaig, petit village de pêcheur où vit la communauté d’âmes la plus farfelue d’Écosse. Daphné, libraire de son état, mène une vie paisible avec pour unique compagnon Angus, son chat, prince régent à ses heures. Partez avec elle à la rencontre de ses éclectiques amis… Fiona dont les tenues d’évadé d’hôpital psychiatrique n’ont d’égal que son sens de la répartie toxique, Jay le lubrique propriétaire du pub fréquenté par nos demoiselles et Erin l’adorable propriétaire de L’atelier du cupcake. Une vie paisible ? Pas tout à fait ! Le jour où les yeux de la jolie libraire se pose sur « Apollon », son existence bascule dans le plus hilarant mais aussi attendrissant et dramatique des chaos. Tentatives de séduction ratées, beuverie aux conséquences imprévues… Passion torride et trahison. Tout cela ne cacherait-il pas simplement la destinée de la première demoiselle d’Arisaig ?

Mon avis

Après avoir précommandé ce roman, je l’ai attendu tous les jours avec impatience, embêtant continuellement mon cher et tendre avec mes éternels et de plus en plus hystériques « Y avait rien dans la boîte ? » *genre la fille qui espère recevoir des livres tous les jours*. Puis il est arrivé, le fameux roman. Beau, rose, dédicacé et avec un joli marque page. En toute honnêteté, je me suis fait un devoir de le faire passer avant mes lectures en cours car j’avais vraiment envie de découvrir cette histoire.

Les personnages

Vous l’aurez compris, ce premier tome se centre sur le personnage de Daphné. 25 ans, libraire, sage, jolie sans en avoir vraiment conscience, elle a fuit sa vie d’avant et laissé son frère se charger des affaires familiales suite à la mort accidentelle de leurs parents. Elle semble avoir retrouvé la sérénité à Arisaig et même si sa boutique ne marche pas spécialement, au moins a-t-elle le plaisir de passer de bons moments avec ses amis, dont la fameuse Fiona sur laquelle portera le tome 2. Fiona, c’est un peu l’amie qu’on voudrait toutes avoir, car elle est aussi excessive que touchante et en même temps, c’est typiquement le genre de meuf pas sortable, le genre de fille qui te fout la honte quand tu voudrais passer inaperçue. Mais elle est surtout très sympathique et doté d’un humour douteux, capable de désamorcer toutes les situations.

Bien sûr, une romance ne serait rien sans LE personnage masculin. Ici, c’est Apollon. Du moins, c’est le surnom que lui ont trouvé les filles en le matant du coin de l’œil. Apollon c’est un peu le beau gosse mystérieux, celui qui débarque de nulle part, dont tu ne sais rien mais qui t’obsède. Pour ma part, en tant que lectrice, je dois vous avouer que j’ai aimé le personnage sans avoir forcément de coup de cœur à son sujet. Je l’ai trouvé plutôt touchant à certains moments, on comprend qu’il est à la recherche d’autre chose, peut-être d’une sorte de rédemption, mais il est resté un peu « loin » de moi, peut-être parce que j’étais vraiment focalisée sur les personnages féminins.

Les points forts du roman

Vous le savez, ou pas d’ailleurs, mais je ne suis pas une adepte de la romance contemporaine. Quoique ce n’est pas parce qu’une romance est historique qu’elle va forcément me plaire. Bref ! Tout ça pour dire que je ne suis pas très bien placée pour juger de l’originalité de l’histoire ou non.

J’ai malgré tout mon avis sur la question et je dois vous dire que j’ai aimé le fait que les choses se déroulent plutôt vite et bien entre nos deux tourtereaux PUIS qu’ils soient rattrapés par certains problèmes difficiles à ignorer. Dans pas mal de romans, je crois que les auteures auraient choisi de nous faire languir pendant des centaines de pages avant de nous laisser avec une scène idyllique d’amour fou. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Clap de fin.

Ici, la fameuse scène idyllique d’amour fou arrive assez tôt mais nos personnages vont devoir passer par une série de petites épreuves, désillusions, prises de tête et je vous en passe, avant de retrouver l’équilibre amoureux initial. Cela évite de s’ennuyer puis de s’énerver car je déteste quand les choses tournent 150 ans autour du pot. C’est donc la qualité que je peux attribuer au roman : l’histoire est sans réels temps morts, l’intrigue suit son fil. Peut-être que pour certains, ce fil ne réservera que peu de surprises (mais dans une romance, on se doute toujours de comment ça va finir, non ? ) mais pour ma part il m’a paru bien mené.

On peut également noter l’humour constant d’un roman qui vous arrachera régulièrement de grands sourires. Mention spéciale aux dialogues qui sont tout, sauf plats et ennuyants !

Les petits bémols

Les Demoiselles d’Arisaig est un premier roman est cela se sent sans doute à plusieurs niveaux. Il y a quelques petites lourdeurs, quelques petites répétitions qui, à l’échelle d’un roman entier ne sont pas forcément graves mais que j’ai tout de même noté. Il faut dire que j’ai lu le livre en moins de 48h donc tout était encore très frais dans ma mémoire (ce qui n’est pas forcément le cas quand je laisse un roman trainer pendant une semaine). J’ai dit plus haut que les dialogues étaient pleins d’humour et c’est totalement vrai. Certaines répliques (de Daphné ou Kenneth, son frère) m’ont paru néanmoins trop « écrites » pour coller avec un contexte contemporain (et auraient moins dénoté dans un contexte historique). Pour terminer, je crois que j’aurais peut-être aussi eu envie de me promener plus longuement dans Arisaig. L’auteure plante bien le décor, je ne renie pas ce fait mais j’aurais voulu saisir l’ambiance de ce petit village avec un peu plus d’intensité. Je m’attendais peut-être à une touche de pittoresque un peu plus appuyée.

En bref,

Un bon premier tome, non dénué de quelques défauts mais qui a le mérite d’être très attachant, très distrayant et bien souvent très drôle. J’ai trouvé que l’ensemble des personnages étaient bien campés, ils ont une vraie personnalité et ne sont pas manichéens (car souvent tiraillés entre plusieurs sentiments). A mes yeux, c’est une belle promesse pour un tome 2 que j’ai hâte de découvrir (même si je crois qu’il va falloir encore pas mal attendre snifff) !

14 comments

  1. bea285/ L'ancre littéraire says:

    Il me semble que c’est le premier roman d’une blogueuse que tu connais non? Comme toi ma préférence va a une romance historique. Je pardonne plus aux femmes de l’époque qui ont des restrictions sociétales de faire des petites bévues. A tester si tu as aimé du coup!
    Ps: Je ne sais pas si je te l’ai dit mais j’adore ton nouveau fond (Ancre power <3 )
    bea285/ L’ancre littéraire Articles récents…Je suis une fille de l’hiverMy Profile

    • Audrey says:

      Oui c’est la blogueuse du blog In romance we trust ! 🙂
      Merci d’avoir remarqué les petites ancres <3 C'est vrai qu'elles sont mignonnes ! 🙂

  2. sanasan says:

    Je te trouve bien dur avec l’auteure… hum… 😉 Trêve de plaisanterie 😉 On en a déjà parlé, je ne vais donc pas trop m’étaler ici mais je te trouve très bienveillante 🙂
    Quant au tome 2… Il se pourrait bien que Kenneth fasse des efforts pour se détendre au niveau du vocabulaire 😉
    sanasan Articles récents…Les demoiselles d’Arisaig… la genêseMy Profile

    • Audrey says:

      Bien sûr que je suis bienveillante, parce tu sais que je t’apprécie beaucoup 🙂 Après, je pense, du moins j’espère,être bienveillante avec les auteurs en règle générale ! J’ai quand même fait en sorte de parler des éléments qui m’ont gênée, ici ou via le mail que je t’ai envoyé, parce que je voulais justement que tu ne considères pas ma critique comme polie et pas totalement sincère ! Tu sais que je préfère l’historique et j’aimerais beaucoup te retrouver dans ce domaine ! 🙂

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