Critique La crème de la crème

Sortie : 2 avril 2014

Je n’ai pas vu Dog Pound, le second film de Kim Chapiron mais j’avais vu Sheitan en 2005. Ce film, que j’avais trouvé crasseux et dégueulasse, ne m’avait pas forcément laissé un super souvenir. J’ai loupé La crème de la crème au ciné mais me suis très récemment rattrapée (même si avec du recul, le voir était loin d’être une obligation).

Etudiants dans une école de commerce réputée, Dan, Kelliah et Louis ne savent parler que des lois du marché. Ils vont mettre leur savoir en pratique en transformant leur campus en lieu d’expérimentation. Tout se vend et tout s’achète, même les relations entre garçons et filles !

Au vu du thème et de ce que j’avais vu dans la bande annonce, je m’attendais à un film hyper sulfureux. J’ai, au contraire, vu un film plutôt sage en plus d’être moyennement crédible. J’ai donc, en gros, eu du mal à comprendre où le film voulait aller. Alors que je m’attendais à une satire de l’économie de marché, j’ai finalement eu une histoire (assez immorale, certes) sur trois jeunes dont l’alliance en elle-même ne brille pas par sa cohérence. Il est censé y être question de prostitution mais finalement, le sujet n’est pas si clair que ça et pas tellement présent à l’écran. J’ai eu du mal à accrocher…

Les 20 premières minutes sont pourtant intéressantes car elles mettent en avant deux mecs marginalisés, un peu loosers, qui n’arrivent pas à se faire une place au sein de l’univers impitoyable qu’est leur école. La question des différences sociales et des chances de réussite (classe moyenne vs gros bourgeois… au passage, merci pour les gros clichés !!) aurait pu être intéressante mais elle a été déjà et mieux traitée ailleurs). Le reste du film sera consacré à la construction puis au fonctionnement de ce réseau de prostitution auquel je n’ai jamais vraiment cru. Dommage, d’ailleurs, que le personnage de Jaffar s’efface si vite car il m’avait particulièrement plu.

La crème de la crème est un film qui se laisse bien regarder mais qui n’a, au fond, pas beaucoup d’intérêt. Plutôt vide, il se voudrait cynique, mordant et désabusé mais m’a semblé plutôt plat et lisse, surtout quand il se transforme en bluette adolescente. Je ne me suis pas ennuyée mais j’aurais facilement pu me passer du dernier Chapiron.

4 comments

  1. Zofia says:

    J’avais détesté Sheitan, c’était horrible, vulgaire, dégueulasse à regarder, bref une très mauvaise expérience. J’avais tenté Dog Pound au ciné, qui était mieux passé même si niveau psychologie des personnages, le film laissait à désirer. Pour celui-ci je vais faire l’impasse, le réalisateur + le sujet + le monde des écoles de commerces ne m’intéressent pas du tout !

    • Audrey says:

      On a le même avis sur Sheitan alors ! Une horreur ! Mais au moins, on s’en souvient ! La crème de la crème va vite passer aux oubliettes.

  2. auroreinparis says:

    je n’ai pas vu Sheitan mais je m’attendais aussi à un film sulfureux avec celui-ci. Au final, je suis d’accord à 100% avec toi, et j’ai vraiment l’impression qu’il ne savait pas exactement quelle direction prendre et quel sens donner à ce film. Dommage !

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