Critique Coyote, Colin Winnette

B26694Résumé

Quelque part au cœur de l’Amérique, dans une bicoque isolée au fond des bois. Des parents couchent leur fillette de trois ans, comme tous les soirs. Le lendemain matin, ils trouvent un lit vide. La petite a disparu sans laisser de traces. La mère raconte les jours qui ont suivi : les plateaux télé sur lesquels ils se rendent, avec son mari, pour crier leur désespoir, l’enquête des policiers, puis le silence, l’oubli.

Mon avis

Coyotte est un roman court, presque une longue nouvelle. Et il nous donne autant de réponses qu’il nous pose de questions.

Je l’ai commencé en étant certaine que, malgré sa brièveté, il serait « classique », c’est à dire avec une vraie fin, une résolution claire et nette mais le récit reste nébuleux. Durant une centaine de pages, nous sommes plongés dans l’esprit de la narratrice, une femme en proie à une détresse qui, je pense, est la hantise de toute mère : on lui a volé son enfant. Au début du roman, elle en est à parcourir les plateaux de télévision avec son mari, un homme qu’elle décrit souvent comme faible, moche, risible mais auquel elle semble attachée. L’homme, qu’elle nomme la plupart du temps « le père de ma fille » est sans doute le personnage le plus décrit du roman, ce qui est en réalité bien peu de choses.

Nous ne saurons en effet rien de leurs âges, de leurs physiques. Nous ne saurons même pas leur nom, seul celui de la petite fille sera évoqué et rien qu’une fois !

Le flou artistique est maintenu jusqu’au bout.

Colin Winnette nous abandonne au bout de 125 pages avec de sérieux doutes mais aucunes certitudes quant au déroulement des faits. C’est une lecture que, pour ma part, je considère comme franchement intéressante car avec du recul, l’auteur réussit un petit tour de force en très peu de pages. Certains lecteurs pourront néanmoins être très frustrés par l’ensemble et notamment par une fin qui peut sembler, en bien des points, incompréhensible.

En bref,

Coyote est un court roman très sombre que je conseille !

 

 

Coyote, de Colin Winnette

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel

Collection Denoël & d’ailleurs
Parution : 11-05-2017

 

6 comments

    • Audrey says:

      C’est un roman qui laisse une drôle d’impression ! 🙂 Mais pas un coup de coeur pour autant, il m’en aurait fallut plus !

Laisser un commentaire

CommentLuv badge