Critique Confessions d’un enfant du siècle

Sortie : 29 août 2012

Nous sommes en 1830. Octave a été trompé par sa maitresse qu’il aimait plus que tout. Désespéré, il attrape le fameux « mal du siècle » et sombre dans la débauche et la mélancolie. La mort de son père le ramène à la campagne où il rencontre Brigitte, une veuve, de dix ans son aînée. La passion semble de nouveau à portée de mains mais Octave peut-il encore y croire ?

A priori, Confessions d’un enfant du siècle avait tout pour me plaire. J’avais adoré le dernier film de Sylvie Verheyde, Stella. J’adore Charlotte Gainsbourg. Et j’étais curieuse de voir ce que pouvait donner Pete Doherty. Le pari était audacieux. Au final… je me suis ennuyée à mourir.

Vous l’aurez compris, je ne conseille absolument pas et je suis bien contente de ne pas avoir lu l’œuvre de Musset dont il est adapté car j’aurais sans doute crié au scandale.

Tout d’abord, j’ai détesté la prestation de Pete Doherty qui m’a semblé être à côté de la plaque de A à Z. Complètement éteint. Bouffi et empêtré dans les costumes de l’époque. Impossible d’oublier sa propre image publique et les dérives de sa vie privée. Charlotte Gainsbourg tient la route, comme toujours mais met quand même 27 minutes à arriver à l’écran. De plus, j’ai eu du mal à adhérer à son personnage de femme esseulée, outrée, qui se refuse puis se donne pour enfin se dérober. J’ai eu du mal à comprendre l’évolution de ses sentiments.

J’ajouterais que ce duo d’acteurs ne fonctionne absolument pas. Le côté artificiel de leur relation ne m’a pas aidée à accrocher à cette histoire d’amour tumultueuse.

Côté scénario… difficile de vraiment accrocher également. Le film dure deux heures et tourne souvent à vide. Octave se complait dans la débauche mais ces scènes sont ennuyantes au lieu de nous plonge dans le mal de vivre qui l’habite. C’est dur, très dur même si la réalisation est loin d’être dégueu pour autant. J’ai quand même beaucoup aimé l’ambiance du film et particulièrement les scènes dans la neige, très belles, très romanesques. Élégantes.

A mes yeux, Confessions d’un enfant du siècle n’arrive jamais à trouver le bon ton. Il parait que c’est une histoire cruelle et romantique… mais elle m’a laissée de marbre.

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