Critique Carrie au bal du diable

Sortie : 1976

Il y a certains classiques du cinéma à côté desquels je suis allégrement passée. Il y a à peu près un an, j’ai enfin vu L’exorciste (une grande déception pour moi, ben ouais !) et très dernièrement, j’ai vu le Carrie de Brian de Palma. Il faut dire que ce visionnage a été motivé par la sortie d’une nouvelle version de ce film mythique le 4 décembre. Je n’en attends pas grand-chose, notamment à cause de l’actrice principale, mais je sais que j’irai le voir ce weekend.

Carrie au bal du diable est sorti il y a maintenant un bail et j’avais peur qu’il sente un peu la poussière. Malgré quelques rides, il reste tout à fait regardable et même, PARFAITEMENT regardable ! La mise en scène a gardé un certain dynamisme et ne fait pas trop vieillotte, même aujourd’hui. De plus, je ne connaissais pas vraiment Sissy Spacek et wow ! Cette fille sait faire monter la tension. Son regard, sa silhouette même sont à la fois angéliques et démoniaques. Elle a vraiment un visage fascinant.

Dans ce film, elle campe Carrie, une jeune lycéenne pour qui la vie n’est pas facile. Tourmentée par une mère trop pieuse, trop tyrannique et complètement folle, elle a bien du mal à s’intégrer. D’ailleurs, elle est la tête de turc favorite de ses camarades de classe. Alors qu’elle ne fait que subir, encore et encore, elle découvre qu’elle est animée par un étrange pouvoir surnaturel.

Je n’ai pas lu le livre de Stephen King donc je ne sais pas si l’adaptation est fidèle. A ce que j’en ai compris, il y a quelques différences par ci, par là. Mais rien de vraiment flagrant pour les fans de la première heure.

J’ai beaucoup aimé la scène d’ouverture, dans les douches, et particulièrement apprécié le fait que la tension monte crescendo tout au long du film. Il ne s’y passe finalement pas grand-chose, si ce n’est le fameux complot contre Carrie qui se monte, petit à petit. Alors que la jeune fille s’imagine passer un super moment au bal de fin d’année, elle va y être humiliée une fois de plus. Parmi les personnages qui préparent cette mauvaise blague, on peut citer Billy Nolan, interprété par John Travolta dont ce n’était finalement que la seconde apparition au cinéma (il va vite squatter l’écran avec La fièvre du samedi soir en 77 et Grease en 78).

Si la scène finale, avec l’écran coupé en deux qui permet de voir d’un côté les agissements de Carrie et de l’autre, ceux de ses petits camarades qui fuient de tous côtés est impressionnante, elle se termine finalement assez rapidement. Je m’attendais presque à quelque chose de plus spectaculaire et je suis restée sur ma faim. J’ai beaucoup moins aimé la fin qui met beaucoup de temps à arriver. Le gros de l’histoire est passé et j’ai été moyennement convaincu par le final avec la maison qui s’écroule, tout ça, tout ça.

Carrie est plus un film fantastique qu’un véritable film d’horreur, du moins pour les spectateurs d’aujourd’hui qui en ont vu d’autres…  Outre les quelques scènes devenues mythiques, l’histoire reste assez touchante car on a beaucoup de peine pour cette Carrie, si douce, si angélique et qui subit le fanatisme maternel.

10 comments

  1. zofia says:

    J’ai également vu ce film il y a pas très longtemps et comme toi je trouve qu’il passe plutôt bien, même si tout se bouscule un peu d’un coup et que certains événements au début et milieu du film sont un peu « légers ».
    Qu’est-ce qu’elle a l’actrice du nouveau Carrie ?

    Perso, j’ai pas envie de voir L’exorciste, j’ai peur que ce soit trop dégueu !
    zofia Articles récents…DésorganisationMy Profile

    • Audrey says:

      Ben elle est tout simplement trop peu expressive pour ce rôle. Trop lisse. Trop je ne sais quoi. Ou pas assez. Au choix ^^ Mais ça ne fonctionne absolument pas. J’en parle d’ailleurs dans l’article concerné.

  2. Clownface says:

    Un bon film de De Palma (y’en a pas 150) adapté d’un très bon King (pareil, tout n’est pas à lire absolument).
    Ca fais longtemps que je ne l’ai vu, mais il me semble qu’il est bien ancré dans son époque, c’est peut-être pas un mal.
    Y’a de vrais idées de mise en scène pour l’époque. Encore une fois je doute de l’utilité du remake, mais bon, sait-on jamais…

    • Audrey says:

      Je suis en train de lire Simetierre et même si je pioche un peu des titres par ci, par là, vu que tu as l’air plus connaisseur que moi, tu pourrais peut être me donner tes trois stephen king préférés pour orienter mes achats livresques futurs. Sachant que j’ai déjà lu Shinning. Que penses tu de la suite d’ailleurs, qui vient juste de sortir ? J’imagine que tu ne l’as pas lu mais j’ai parcouru quelques critiques positives.. Mais j’hésite encore à m’y plonger, j’ai peur dêtre déçue.

    • Audrey says:

      Et bien tu n’es pas sortie d’affaire ! à moins de ne lire que ça, ça risque de te prendre plusieurs années car il y en a quand même des tonnes… :-/ parait que tout ne se vaut pas mais pour ma part, je vais d’abord me concentrer sur les plus anciens et les plus « mythiques ». Je suis pas certaine d’avoir le courage de tout lire…

  3. Clownface says:

    Je suis loin d’être un expert en King, je n’en ai pas lu tant que ça ! A mon avis ce qu’il a écrit après « Ca » (Shining, Carrie, Christine, Cujo…), il vaut mieux éviter. La ligne Verte est franchement bien je trouve, surtout si on joue le jeu du rythme d’écriture (le roman a été écrit en six épisodes, un par mois). Les deux derniers dont la suite de Shining (Docteur Sleep, je crois) ont d’excellentes critiques. On peut citer La Tour Sombre, qui a beaucoup de fans, mais je n’ai pas lu et c’est très, très long.
    Après, ses nouvelles sont généralement excellentes.
    Vu ce que tu as déjà lu je te dirais La ligne Verte, un des deux derniers qui me semblent très prometteurs et un livre de nouvelles.

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